[Autochtones-cop21] COP 25 - Délégation autochtone d’IEN délogée de l’ambassade des Etats-Unis à Madrid pendant un hommage aux femmes autochtones portées disparues et assassinées

Silvanu silvanu at samizdat.net
Ven 13 Déc 16:59:50 CET 2019


COP 25 - Délégation autochtone d’IEN délogée de l’ambassade des 
Etats-Unis à Madrid pendant un hommage aux femmes autochtones portées 
disparues et assassinées 
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*La délégation autochtone de la COP25 délogée de l’ambassade des 
Etats-Unis lors d’une tentative d’hommage aux femmes et membres de la 
communauté LGBTQ2+ autochtones porté.e.s disparu.e.s et assassiné.e.s.*

Aujourd’hui, une délégation d’*Indigenous Environmental Network* 
composée de plus de 75 activistes autochtones et d’allié.e.s a manifesté 
devant l’ambassade des Etats-Unis à Madrid, en Espagne, pour réclamer 
justice au nom des femmes, des personnes bispirituelles et des filles 
(MMIW) autochtones portées disparues et assassinées. La délégation a été 
délogée du trottoir par la police nationale espagnole et poursuivie pour 
entrave. L’agent de liaison entre la police et le groupe a été retenu et 
contraint de montrer ses papiers.

En 2016, l’*Urban Indian Health Institute* a constaté que seuls 116 cas 
signalés sur 5712 de disparitions et d’assassinats de femmes autochtones 
aux Etats-Unis avaient été enregistrés dans la base fédérale des 
personnes disparues du Ministère de la Justice.

Un grand nombre de ces affaires résulte directement de l’implantation de 
« camps d’hommes » par les compagnies d’extraction pétrolière pour des 
ouvriers temporaires, situés près de communautés autochtones. Cela se 
manifeste particulièrement dans les zones rurales des Etats tels que le 
Dakota du Nord et le Montana, où demeure l’épicentre des violences à 
l’encontre des femmes autochtones. De plus, selon l’Urban Indian Health 
Institute, 70 % des Autochtones vivent dans des zones urbaines, où les 
femmes autochtones non seulement disparaissent, mais dont les 
disparitions sont sous-estimées par les agences municipales de police, 
et bien trop souvent ignorées par les médias locaux. Nous ne pouvons 
tolérer que cette question soit invisibilisée, par le gouvernement ou 
les médias.

/« Que ce soit dans des motels délabrés ou dans des camps temporaires, 
certaines choses restent vraies. Il y a un afflux de travailleurs de 
passage qui apportent avec eux alcool, drogues et violence, dont le 
viol, le meurtre et le trafic d’êtres humains »/, a déclaré *Casey 
Camp-Horinek* membre de la nation Ponca d’Oklahoma.

*TransCanada* et d’autres compagnies d’énergies fossiles continuent à 
construire des oléoducs, tel que *Keystone XL*, qui transporte du 
pétrole extrait des sables bitumineux en provenance du Canada grâce à 
des juridictions aux Etats-Unis qui n’appliquent ni le principe du 
consentement libre, préalable et éclairé, ni une communication 
transparente entre organismes multilatéraux chargés de l’application de 
la loi. Ces deux principes sont nécessaires à la protection des 
communautés autochtones et leur permettent de pratiquer leurs cultures 
respectives. En résulte une violence généralisée à l’encontre des terres 
autochtones, dans la continuité de laquelle s’inscrit la violence à 
l’encontre des femmes autochtones.

Il faudra bien plus qu’une action exécutive qui alloue un montant de 1,5 
millions de dollars fédéraux pour s’attaquer aux violations des droits 
humains, des femmes et des terres autochtones et y mettre fin.

En vertu des principes de justice environnementale de 1991, les actes 
gouvernementaux constitutifs d’injustice environnementale sont 
considérés comme une violation du droit international, de la Déclaration 
Universelle des Droits de l’Homme et de la Convention des Nations Unies 
sur le génocide.

Nous appelons la communauté internationale et tous les peuples des 
Etats-Unis à rejoindre notre appel à agir, à rejoindre notre appel pour 
la reconnaissance et à se joindre à nos demandes d’action concrète pour 
que les femmes autochtones soient protégées et respectées. Le directeur 
du mouvement Indigenous Environmental Network, Bineshi Albert, a 
déclaré : /« Cela ne devrait pas être une question politique utilisée à 
des fins électorales, c’est une question de vie et de mort, de dignité, 
ce pourquoi toutes les initiatives fédérales devraient inclure les 
communautés autochtones à un niveau décisionnel dans la reconnaissance 
et le respect de notre souveraineté »/.

Crée en 1990, Indigenous Environmental Network est une organisation 
internationale pour la justice environnementale qui travaille avec des 
associations tribales populaires pour développer le potentiel des 
communautés autochtones. Les activités d’IEN incluent l’empowerment des 
communautés autochtones et des gouvernements tribaux pour développer des 
dispositifs de protection de nos sites sacrés, de la terre, de l’eau, de 
l’air, des ressources naturelles, la santé de notre peuple et de toutes 
les choses vivantes, et pour construire des communautés à l’économie 
durable.

Pour plus d’informations : ienearth.org <https://www.ienearth.org/>.

Traduction : /Aurélie Journée-Duez (CSIA-Nitassinan)/.

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