[Autochtones-cop21] USA - APPEL A SOUTIEN ! La date du procès des autochtones de Flagstaff ayant manifesté le "Jour des peuples autochtones" (dont notre ami Klee Benally, Diné-Navajo) est fixée au 16 janvier 2020 !

Silvanu silvanu at samizdat.net
Jeu 26 Déc 10:24:05 CET 2019


USA - APPEL A SOUTIEN ! La date du procès des autochtones de Flagstaff 
ayant manifesté le "Jour des peuples autochtones" est fixée au 16 
janvier 2020 ! <http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1101>

publié par CSIA-Nitassinan <http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?auteur2>

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1101

*APPEL A SOUTIEN ! LA DATE DE COMPARUTION DES AUTOCHTONES DE FLAGSTAFF 
AYANT MANIFESTÉ LE ‘JOUR DES PEUPLES AUTOCHTONES’ EST FIXÉE AU 16 JANVIER !*

/Une fois de plus, des activistes Autochtones ou immigrés ont été 
arrêtés à Flagstaff pour avoir participé à une manif qui s’était 
déroulée… le 8 octobre 2018. Ils doivent passer au tribunal le 16 
janvier 2020. Ce n’est pas nouveau, ils ont été arrêtés à de nombreuses 
reprises, avec des accusations qui ne tiennent pas debout. Là, il s’agit 
d’ « Obstruction d’une voie de circulation importante ». Ce qui implique 
que toute manif est illégale, vu que généralement ça bloque 
momentanément la circulation. Mais le plus choquant est qu’ils ont été 
poursuivis longtemps après la manif, sur la base de caméras de 
surveillance et d’espionnage de leurs comptes sur les réseaux sociaux. 
Ce n’est pas nouveau non plus. En 2012, ils ont été arrêtés pour une 
action dans laquelle j’avais été le principal témoin. Mais ils ont 
attendu deux mois et demi pour les poursuivre, afin de s’assurer que les 
témoins n’étaient plus là ou avaient oublié. Il est arrivé aussi, 
qu’après une manif, les flics les fassent descendre de force du 
trottoir, pour pouvoir prétendre qu’ils avaient causé des troubles et 
bloqué la circulation. Surtout, dans toutes ces affaires, le racisme et 
la haine des Autochtones sont évidents. Ils ont besoin de soutien, moral 
et financier./

//

/Christine Prat (membre du Conseil d’administration du CSIA-Nitassinan)/


      La date de comparution des manifestants de la ‘Journée des Peuples
      Autochtones’ de Flagstaff est fixée

      Les organisateurs dénoncent une attaque politique et la
      surveillance d’Etat

/Publié le 16 décembre 2019/

Par Indigenous Action Media <http://www.indigenousaction.org/idp3/>

*Appel :*

- Rassemblez-vous et soyez nombreux dans la salle du tribunal pour le 
procès, le 16 janvier 2020 de 8h30 à 16h30, et le vendredi 17 janvier de 
13h30 à 16h30.
- Envoyez des dons pour couvrir les frais de justice à 
gofundme.com/f/support-the-ipd3
- Partagez, faites savoir : #indigenouspeoplesdayFlagstaff #supportIPD3

*Flagstaff, Arizona –* Trois défenseurs de la justice sociale et 
environnementale, qui se nomment « les Trois de la Journée des ‘Peuples 
Autochtones’ », comparaitrons le 16 janvier 2020, de 8h30 à 16h30 et le 
vendredi 17 janvier de 13h30 à 16h30, devant la Cour Municipale de 
Flagstaff (15N Beaver St, Flagstaff, AZ 86001) pour des accusations 
résultant d’une manifestation qui s’est déroulée à Flagstaff, lors de la 
‘Journée des Peuples Autochtones’ en 2018.

Le 8 octobre 2018, le jour même où la Ville de Flagstaff annonçait 
officiellement la célébration de la ‘Journée des Peuples Autochtones’, 
plus de 40 personnes se sont rassemblées et ont défilé dans le centre de 
Flagstaff pour dénoncer l’hypocrisie de la Ville et sa déclaration vide. 
La manifestation avait été tenue comme appel à la justice pour les 
Femmes Autochtones Disparues ou Assassinées, pour dénoncer la 
criminalisation des migrants conduisant à des déportations et des 
détentions massives, pour dénoncer la responsabilité de la Ville de 
Flagstaff dans la profanation des Pics San Francisco, la criminalisation 
des Autochtones sans abri, et le profilage racial hors de proportions et 
les arrestations auxquels les Autochtones sont confrontés.

Une douzaine d’agents de police de Flagstaff ont utilisé des caméras 
pour contrôler la manifestation. La Police de Flagstaff et la Force de 
Renseignement sur les Gangs et l’Immigration ont alors ouvert une 
enquête qui a duré des semaines et a utilisé les médias sociaux, ainsi 
qu’un informateur non identifié, pour fonder une accusation 
d’« Obstruction d’une Voie Principale de Circulation ». Au total, onze 
personnes ont été accusées. Sept d’entre elles ont accepté un ‘accord’ 
impliquant 40 heures de travaux d’intérêt publique ou une amende de $150.

- *Klee Benally,* depuis longtemps défenseur des droits à Flagstaff, et 
l’un des trois qui devront comparaitre dit : « Nous faisons face à une 
attaque politique évidente de la part des forces de l’ordre de 
Flagstaff, et entre autres, d’un niveau inquiétant de surveillance. Le 
fait que nous soyons visés et criminalisés pour combattre pour la 
justice pour notre communauté souligne l’hypocrisie de la célébration 
d’une ‘Journée des Peuples Autochtones’ ici, à Flagstaff. Les 
politiciens veulent célébrer, alors qu’ils camouflent leur rôle dans 
l’assassinat des cultures Autochtones avec leur contrat de vente de près 
de 700 millions de litres d’eaux usées pour faire de la neige sur les 
Pics San Francisco. Ils détournent leur regard tandis que le profilage 
racial, les raids de ICE [Forces de l’Immigration et des Douanes], les 
déportations et la violence policière se déploient. Ils ferment les yeux 
sur les appels des SDF à mettre un terme à leur politique anti-sans 
abri. La répression de l’état ne nous réduira pas au silence, nous 
continuerons à résister et à combattre l’injustice pour la terre et les 
gens. C’est l’enjeu véritable de ce procès. »

- *Sumayyah Dawud,* une défenseuse des droits humains qui vit à Phoenix, 
Arizona (territoire Akimel O’odham), qui doit également être jugée, 
dit : « C’est extrêmement hypocrite, de la part de la Ville de 
Flagstaff, de prétendre honorer les Autochtones en leur attribuant un 
Jour officiel, tout en continuant à les surveiller exagérément et à les 
mettre en état d’accusation pour avoir défilé sur leur propre terre. 
C’est la continuation de plus de 500 ans de colonialisme. C’est 
lamentable de voir comment le Service de Police de Flagstaff, coopérant 
avec d’autres services de police, ont fouillé les médias sociaux et 
utilisé toutes sortes de techniques de surveillance pour identifier et 
poursuivre des activistes qui ne faisaient qu’utiliser le droit à la 
parole et au rassemblement. Dans cette affaire, la surveillance est 
empreinte de profilage racial, d’homo/transphobie et d’autres formes de 
préjugés. Ayant été moi-même confrontée à la surveillance et les 
poursuites pour avoir participé à des manifestations à Phoenix et 
ailleurs, je suis profondément inquiète sur les implications de cette 
attaque politique de la Ville de Flagstaff. Ces accusations infondées et 
injustes doivent être abandonnées. La Ville doit entreprendre une action 
significative pour honorer les Peuples Autochtones et en finir avec les 
injustices, au lieu de fournir une reconnaissance de pure forme par une 
‘Journée’ officielle. Quelle que soit l’issue de ce procès, je 
continuerai à me battre pour la justice, la libération et l’égalité. »

- *Alejandra Becerra,* ex-militante de la ‘Repeal Coalition’, qui doit 
également comparaitre, voit l’affaire comme une tactique du Service de 
Police de Flagstaff et du Service de Sécurité Publique d’Arizona, pour 
réduire au silence les objections de plus en plus fréquentes de la 
communauté locale au racisme camouflé et à l’injustice de leurs 
politiques. Trois jours avant la Manifestation de la ‘Journée des 
Autochtones’, trois femmes ont été arrêtées après s’être enchaînées sur 
le parking du Service de Police de Flagstaff, pour protester contre la 
collaboration de la ville et du comté avec l’ICE [Forces de 
l’Immigration et des Douanes]. Cela avait attiré l’attention sur le fait 
que les forces de l’ordre locales jouent un rôle crucial dans la 
criminalisation et la déportation de proches dans un système de 
détention violent, qui sépare des familles dans la communauté de 
Flagstaff. « J’ai parlé devant les mêmes agents qui ont fait des efforts 
incroyables pour mettre des contraventions et j’ai souligné une fois de 
plus le fait qu’ils sont le dénominateur commun de la mise en cage hors 
de proportions d’Autochtones et du système de déportation de masse qui 
fait disparaitre les sans-papiers. Qui et quoi prétendent-ils protéger ? 
Parce qu’en tant qu’immigrante, mère et individu qui se préoccupe de la 
justice sociale, je ne me sens pas en sécurité. »

Selon ses propres rapports, la police de Flagstaff arrête en moyenne 
6000 personnes par an. Environ la moitié de ceux qui sont arrêtés sont 
Autochtones, bien qu’ils ne constituent que 11% de la population.

Un article publié récemment dans The Progressive décrivait l’affaire et 
avait fait appel à Chip Gibbons, conseiller politique et juridique du 
groupe de défense des libertés civiles ‘Defending Rights & Dissent’, 
dont les inquiétudes sur la nature politique des accusations ont pesé de 
tout leur poids.

« C’est clairement un acte destiné à intimider les manifestants et la 
liberté de parole », dit Gibbons. « La police était sur place et n’a 
apparemment rien vu qui aurait justifié d’empêcher les manifestants de 
bloquer la circulation, ce qui rend ces arrestations après coup 
complètement absurdes. »

Gibbons dit aussi qu’il était très préoccupé du fait que de la 
technologie de surveillance ait été utilisée pour permettre ces 
arrestations. « Les caméras portables, qui devaient être un moyen de 
responsabiliser la police, ont été transformées en un outil de 
surveillance » dit-il. « Associées au contrôle des médias sociaux, la 
police a pu identifier les manifestants et les faire comparaitre devant 
le tribunal. Le message est clair : Si vous vous exprimez politiquement, 
la police sait qui vous êtes et comment vous trouver. »

Gibbons voit cela comme faisant partie d’« une tendance nationale 
inquiétante, » qu’on retrouve aussi dans le contrôle des médias sociaux 
des groupes protestataires par la police de Boston, Memphis et Baltimore.

« Nous savons par les fichiers publics que le FBI a surveillé ou 
contrôlé continuellement les mouvements sociaux ou questionné les 
militants de ces mouvements, » dit Gibbons, « entre autres les 
mouvements pour la justice raciale, les protecteurs de l’eau de Standing 
Rock, et les activistes de Occupy ICE. »

Les 3 de l’IPD [Indigenous Peoples Day – Journée des Peuples 
Autochtones] demandent du soutien au tribunal et un rassemblement avant 
l’audience, le 16 janvier 2020, de 8h30 à 16h30, et le vendredi 17 
janvier de 13h30 à 16h30.

*Ils ont aussi organisé une collecte de fonds en ligne pour les frais de 
justice : * www.gofundme.com/f/support-the-ipd3 
<http://www.gofundme.com/f/support-the-ipd3>

Vous pouvez aussi faire connaître l’affaire en utilisant les mots dièze 
#indigenouspeoplesdayFlagstaff et #supportIPD3

*Les organisateurs du rassemblement de la Journée des Peuples 
Autochtones appellent à ces actions immédiates :*

- Continuer à boycotter Arizona Snowbowl et exiger de la Ville de 
Flagstaff qu’elle annule son contrat avec la station de ski.
- Mettre fin au profilage racial et à la collaboration avec l’ICE et de 
plus, travailler à l’abolition de la police dans nos communautés en 
établissant des réseaux de soutien communautaires et des options de 
justice transformatrices/réparatrices.
- Annuler l’ordonnance anti-camping et toutes les politiques anti-SDF.
- Faire des dons de sacs de couchage et de vêtements d’hiver pour nos 
parents sans abri à la Táala Hooghan infoshop (1704 N 2nd Street, 
Flagstaff, USA).

*En lire plus sur l’action du 8 octobre 2018* : 
http://www.chrisp.lautre.net/wpblog/?p=4706

*Traduction : * Christine Prat (CSIA-Nitassinan)


http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1101

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