[Autochtones-cop21] Déclaration du Caucus des Peuples Autochtones lors du 8e Forum de l’ONU sur les entreprises et les droits de l’homme

Silvanu silvanu at samizdat.net
Ven 29 Nov 19:48:15 CET 2019


Déclaration du Caucus des Peuples Autochtones lors du 8e Forum de l’ONU 
sur les entreprises et les droits de l’homme 
<http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1088>

publié par CSIA-Nitassinan <http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?auteur2>

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1088

/Déclaration du Caucus des Peuples Autochtones lors du 8e Forum de l’ONU 
sur les entreprises et les droits de l’homme (#FBHR8), lue par Donatila 
Giron Calix, femme autochtone Lenca et défenseuse des droits de la 
personne du Honduras/

*Forum des Nations Unies sur les Entreprises et les Droits de l’Homme du 
24 au 27 novembre 2019*

**

*Déclaration du Caucus des Peuples Autochtones*

Nous, le Caucus Autochtone, réuni à Genève du 24 au 27 novembre 2019 
dans le cadre du Forum des Nations Unies sur les Entreprises et les 
Droits de l’Homme, nous observons avec beaucoup d’inquiétude les 
différentes conceptions de développement menés par les États, les 
entreprises et les entités multilatérales, qui portent atteinte au bien 
vivre des peuples autochtones.

Ces formes de développement violent systématiquement les droits 
collectifs et individuels reconnus par la Convention 169 de l’OIT, la 
Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones, la 
jurisprudence et les conventions internationales relatives aux droits de 
l’homme et aux droits des peuples autochtones.

Le Caucus Autochtone urge les États à mettre en œuvre le droit à la 
consultation et au consentement libre, préalable et informé, 
conformément aux normes internationales, afin de garantir 
l’auto-détermination des peuples autochtones, et à remplir leurs rôles 
en tant que garants de droits, de la même manière, les entreprises ne 
peuvent supplanter la responsabilité des États en ce qui concerne la 
consultation.

Nous demandons que la violence cesse contre les défenseurs de la Terre 
et des territoires, des communicateurs et porte-paroles autochtones, en 
particulier les femmes ; nous dénonçons son augmentation comme faisant 
partie d’un plan systématique de persécution, criminalisation et 
génocide des peuples autochtones. Nous n’acceptons pas la stigmatisation 
faite envers les défenseuses, désignées comme étant des « ennemies du 
développement » et qui mène à une délégitimation de leur lutte et exerce 
sur elles une violence basée sur le genre.

Nous exigeons le plein exercice de la liberté d’expression, y compris le 
droit à la dissidence et le droit de dire non aux projets, tout comme le 
droit à l’information et à la participation aux décisions qui concernent 
les peuples autochtones.

Nous dénonçons les privilèges dont jouissent les entreprises publiques 
et privées dans l’accès aux ressources naturelles présentes dans les 
territoires autochtones ; portant atteinte aux droits à la santé, à la 
sécurité alimentaire, à l’environnement et à l’eau. Ces privilèges sont 
perpétués par la militarisation des territoires, l’utilisation 
disproportionnée des forces publiques et la présence d’autres groupes armés.

Malgré ce scenario négatif, nous apprécions le rapport « Une optique de 
genre dans les Principes Directeurs relatifs aux Entreprises et aux 
Droits de l’Homme », élaboré par le Groupe de Travail, qui renforce 
aussi les Principes Directeurs des Nations Unies relatifs aux 
Entreprises et aux Droits de l’Homme, et qui représente une opportunité 
pour la participation des femmes autochtones et leurs organisations.

Pour le moment, nous n’avons pas accès aux versions du traité 
contraignant en espagnol, français, russe et portugais et ne pouvons 
donc pas nous prononcer à ce sujet, mais demandons d’être informés et 
pris en compte avant son approbation. Il est aussi impératif de garantir 
l’accès à la justice pour les peuples autochtones concernés par les 
activités entrepreneuriales.

Nous exigeons des États qu’ils assurent la mise en œuvre des Principes 
Directeurs, à travers des moyens efficaces qui obligent les entreprises 
à respecter les droits de peuples et des communautés 
autochtones.Finalement, nous remercions le Groupe de Travail et le 
Secrétariat pour leur soutien constant au Caucus Autochtone, par le 
biais de formations, de dialogue constructif et en facilitant la 
participation des délègues autochtones.

/Caucus des Peuples Autochtones/
/Siège des Nations Unies, Genève, novembre 2019/

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*Vous pouvez trouver la déclaration sur le site Web du Docip en 
plusieurs langues (formats pdf) :*
- Français : http://bit.ly/2rumvVd
- Anglais : http://bit.ly/2QVdOxP
- Espagnol : http://bit.ly/2QT0FoW
- Russe : http://bit.ly/2OS300G

http://bit.ly/docip-fbhr8-fr

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1088

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