[Autochtones-cop21] #DIVEST - APPEL DES FEMMES AUTOCHTONES - Les femmes leaders autochtones mettent en garde les sociétés financières contre le soutien à l’exploitation du pétrole des sables bitumineux

Silvanu silvanu at samizdat.net
Lun 16 Nov 12:06:44 CET 2020


#DIVEST - APPEL DES FEMMES AUTOCHTONES - Les femmes leaders autochtones 
mettent en garde les sociétés financières contre le soutien à 
l’exploitation du pétrole des sables bitumineux 
<http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1164>

publié par CSIA-Nitassinan <http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?auteur2>

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1164

/Plus de 40 femmes autochtones issues de communautés impactées par 
l’exploitation des sables bitumineux (dont de nombreuses amies et 
alliées de longue date du CSIA-Nitassinan) ont envoyé une lettre ouverte 
à 70 grandes banques, assureurs et gestionnaires d’actifs, leur 
demandant de respecter les droits des Autochtones et de cesser de 
soutenir financièrement l’industrie qui détruit leurs terres. La lettre 
souligne les nombreux risques et impacts que l’industrie des énergies 
fossiles, et plus particulièrement des sables bitumineux, causent dans 
leurs communautés. La construction de ces projets d’expansion de 
l’oléoduc les expose à un risque plus élevé de contamination au COVID et 
de violences sexuelles. L’industrie des sables bitumineux a dévasté les 
communautés d’Amérique du Nord par l’exploitation minière, l’extraction 
et le raffinage. Le CSIA-Nitassinan, association membre de la Campagne 
#KeepItInTheGround, a décidé de traduire et diffuser ce texte majeur 
pour la protection de la Terre-Mère, de l’eau et du climat./

//

/— - Le CSIA-Nitassinan/

*CAMPAGNE DE DÉSINVESTISSEMENT*

*Les femmes leaders autochtones mettent en garde les sociétés 
financières mondiales contre le soutien à l’exploitation du pétrole des 
sables bitumineux*

19 octobre 2020

*Aux PDG des principales sociétés de gestion d’actifs, banques et 
compagnies d’assurance :*

Nous, les organisations et groupe de femmes signataires de ce document, 
appelons vos institutions à arrêter de financer, d’investir dans et 
d’assurer l’expansion de l’extraction, du transport et du raffinement 
des sables bitumineux, et à vous engager dans le retrait progressif du 
soutien au pétrole de sables bitumineux. Ces mesures de retrait 
devraient concerner à la fois les projets et les entreprises qui mènent 
de tels projets.

Le secteur des sables bitumineux fait peser de graves menaces sur les 
droits des Peuples Autochtones, sur la survie des cultures, sur les 
voies d’eau et environnements locaux, sur le climat et sur la santé 
publique. De plus, cette année, le secteur du pétrole et des 
hydrocarbures a connu des pertes significatives, aucun sous-secteur 
n’ayant fait l’objet de prévisions aussi mauvaises que celui des sables 
bitumineux.

Le potentiel destructeur des sables bitumineux a été bien documenté, et 
la croissance du secteur a été freinée par des recours en justice, 
l’incertitude financière et la résistance des habitant·e·s. Bien que les 
gouvernements et les industriels appellent à l’expansion des sables 
bitumineux, leur production actuelle est limitée par un goulot 
d’étranglement au niveau des infrastructures de transport, ce qui 
signifie qu’un futur accroissement de l’extraction de sables bitumineux 
dépend de trois oléoducs.

Devant l’entêtement de l’industrie des énergies fossiles à poursuivre la 
construction des oléoducs au milieu d’une pandémie globale et d’une 
crise financière massive, nous demandons à vos institutions de décliner 
immédiatement tout soutien aux oléoducs Keystone XL de TC Energy, Line 3 
d’Enbridge et Transmoutain du gouvernement Canadien
- et de couper les liens avec ces entreprises et ces projets de sables 
bitumineux.

En ce moment, l’extraction et la construction liées aux sables 
bitumineux font courir des risques majeurs à la santé des communautés et 
des travailleurs en raison de la transmission de la COVID-19. Des cas de 
coronavirus ont été rapportés sur des sites en Alberta (1). Cependant, 
la construction a démarré ou continue sur les pipelines Keystone XL dans 
le Montana, Line 3 au Minnesota et Transmountain en Colombie 
Britannique. Des leaders tribaux·ales, des élu·e·s locaux·ales et des 
résident·e·s ont alerté sur le fait qu’un afflux massif de travailleurs 
venus de l’extérieur pourrait répandre la COVID-19 dans des régions 
rurales qui manquent d’infrastructures médicales adéquates pour prendre 
en charge les cas de virus. Les Peuples Autochtones des États-Unis font 
déjà l’expérience de l’impact dévastateur de la pandémie de COVID-19. 
Ces communautés sont particulièrement vulnérables au virus en raison de 
programmes de santé publics sous-dotés et de grandes disparités 
sanitaires (2). Avancer dans la construction des oléoducs ne peut 
qu’exacerber les problèmes auxquels les communautés autochtones sont 
déjà confrontées.
Les femmes autochtones dans ces régions sont en péril. Il y a de plus en 
plus de preuves que l’épidémie de femmes disparues et assassinées (MMIW) 
est directement liée à la production d’énergies fossiles (3).

Les travailleurs se déplacent sur les sites de construction des oléoducs 
où ils sont regroupés dans des logements temporaires connus sous le nom 
de « man camps » (camps d’hommes) près du tracé du pipeline qui se 
trouve le plus souvent sur ou en bordure des territoires des nations 
tribales.
Des études (4), des rapports (5), et des auditions au congrès (6) ont 
montré que les camps d’hommes entraînent à l’augmentation des violences 
sexuelles et du trafic sexuel.

L’Alliance des Traités contre l’Expansion des Sables Bitumineux, 
composée de plus de 120 Premières Nations et Tribus, s’oppose fermement 
à tous les oléoducs de sables bitumineux traversant leurs eaux et 
territoires traditionnels et a appelé à une campagne internationale pour 
le désinvestissement de toutes les institutions qui les financent. Ces 
dernières années, des mouvements menés par des Autochtones ont forcé 
l’annulation de la mine Frontier sponsorisée par Teck Resources, et de 
l’oléoduc Energy East sponsorisé par TransCanada (aujourd’hui TC 
Energy). Nos mouvements ont aussi retardé des projets pour des années. 
L’extension du Keystone XL de TC Energy a été proposée en 2008 et a 
connu d’innombrables revers. En juillet dernier, les tribunaux ont 
annulé un permis pour le Dakota Access Pipeline (DAPL), ce qui peut 
conduire à sa fermeture définitive. Nous allons continuer à résister aux 
projets restants et tenir demander des comptes aux bailleurs de fonds de 
ces entreprises.
À l’échelle globale, les émissions potentielles des réserves de charbon, 
pétrole et gaz déjà en production amèneraient le monde bien au-delà des 
2°C de réchauffement, sans parler de l’objectif de 1,5°C (7). Cela 
signifie que financer, assurer ou investir dans toute infrastructure, 
nouvelle ou extension, de transport ou d’extraction de sables bitumineux 
est incompatible avec les objectifs de l’Accord de Paris. Étant donné 
l’impératif climatique qui pousse à limiter l’expansion des énergies 
fossiles, c’est dans la manière dont nous nous remettrons de la crise 
économique induite par la COVID-19 que nous jouerons notre va-tout pour 
maintenir le réchauffement en-dessous de 1,5°C. C’est une année cruciale 
pour investir dans les communautés, pas dans l’industrie extractive.

Au point d’extraction, les sables bitumineux détruisent de larges 
étendues de forêt boréale et nécessitent d’énormes quantités de produits 
chimiques, d’eau et d’énergie. Les pollutions carcinogènes et toxiques 
ont occasionné un mal irréparable et généralisé à la santé des Premières 
Nations du nord de l’Alberta, ainsi qu’à leurs bassins hydrographiques, 
leurs modes de vie et leurs écosystèmes.

L’extraction des sables bitumineux se fait en territoires traditionnels 
Dene, Cree et Métis partout dans les terres des Traité 6 et Traité 8, y 
compris dans les territoires traditionnels de la Première Nation 
Athabasca Chipewyan. La Nation Athabasca Chipewyan a été en première 
ligne de la lutte contre les projets existants ou proposés en Alberta, 
principalement dans la région Athabasca où l’essentiel de l’extraction a 
lieu. Des plans d’extensions, in-situ ou via drainage par gravité 
assisté par vapeur, sont aussi en cours de développement dans les 
régions de Peace et de Cold Lake, faisant face respectivement à 
l’opposition des Premières Nations Cree Lubicon et Beaver Lake.

Transporter les sables bitumineux hors de l’Alberta, que ce soit par 
train, pétrolier ou oléoduc, est un processus polluant et dangereux. 
Entre 2010 et 2017, quatre entreprises à elles seules ont été à 
l’origine de la fuite de 63.000 barils de liquides nocifs - parmi 
lesquels du brut de sables bitumineux - par leur réseau états-unien 
d’oléoducs (8).

*Keystone XL*

L’oléoduc Keystone XL relierait les réserves de sables bitumineux 
d’Alberta (Canada) aux raffineries de la Côte du Golfe, transportant 
800.000 barils par jour à travers les États-Unis. Proposé pour la 
première fois il y a plus de 10 ans, cet oléoduc longtemps retardé est 
un projet de TC Enregy (ex TransCanada).
À la fin mars 2020, TC Energy a annoncé sa décision de procéder à la 
mise en oeuvre du projet aux États-Unis, en dépit des recours légaux, de 
l’absence des permis requis, et sans le consentement préalable, libre et 
éclairé des communautés autochtones le long du tracé proposé (9).
Le 15 avril, les tribunaux fédéraux des États-Unis ont jugé que le 
Permis National n°12 du Corps des Ingénieurs de l’Armée était frauduleux 
car il n’avait pas pris en considération la Loi sur la protection de 
l’eau ni la Loi sur les espèces menacées d’extinction. La décision a été 
prise en juillet par la Cour Suprême, empêchant la traversée de rivières 
par l’oléoduc et jetant le doute sur sa viabilité. (10)

TC Energy fait aussi avancer la construction de l’oléoduc de gaz de 
schistes Coastal Gaslink en Colombie Britannique. Ces dix dernières 
années, le peuple Wet’suwet’en a fait valoir sa souveraineté pour 
empêcher les compagnies d’énergies fossiles de passer sur leurs terres. 
Selon ’Anuc’niwh’it’en (la loi Wet’suwet’en), les cinq clans 
Wet’suwet’en n’ont pas donné leur consentement préalable, libre et 
éclairé à Coastal Gaslink et TC Energy pour effectuer les travaux sur 
leur territoire. Et maintenant, le gouvernement canadien essaye de faire 
adopter de force Coastal Gaslink (570 km) qui transporterait du gaz issu 
de la fracturation hydraulique depuis le nord-est de la Colombie 
Britannique jusqu’à un gigantesque terminal de Gaz Naturel Liquéfié 
(GNL) prévu sur la côte. Il y a aussi la possibilité que cet oléoduc 
soit converti pour transporter des sables bitumineux, selon un accord 
non signé entre la Première Nation Wet’suwet’en et Coastal Gaslink (11).

*Line 3*

Line 3 est un oléoduc en fonction d’Enbridge qui expédie du brut 
d’Alberta à Superior (Wisconsin), traversant les réserves de Leech Lake 
et Fond du lac, le cours supérieur du Mississippi et les zones des 
traités de 1855, 1854 et 1842. Ce pipeline a connu de nombreuses fuites 
et ruptures depuis sa création en 1961, il fonctionne actuellement à 
demi pression à cause d’une corrosion sévère. Au lieu de démanteler ce 
pipeline en toute sécurité, Enbridge souhaite l’abandonner dans le sol 
en l’état et construire un oléoduc entièrement nouveau à 7,5 milliards 
de dollars. Bien que l’entreprise qualifie ce projet de remplacement - 
il ne s’agit pas d’un simple remplacement mineur d’oléoduc existant - 
c’est le plus grand projet jamais prévu dans l’histoire d’Enbridge, qui 
transporterait par jour 915.000 barils de liquide boueux issu des sables 
bitumineux (12).

Line 3 cherche à ouvrir un nouveau corridor à travers des lacs, des 
zones humides intactes, des lits de riz sauvage protégés par traités, et 
le coeur du territoire Ojibwe, endommageant de façon irréparable des 
écosystèmes sensibles au cours de sa construction et créant un immense 
risque de fuite de sables bitumineux dans ces régions sacrées et 
protégées. Les nouveaux pipelines dans le nord du Minnesota violent les 
droits liés aux traités des Anishinaabeg en mettant en danger des 
ressources naturelles et culturelles critiques dans les régions 
protégées par les traités de 1842, 1854 et 1855.

*Le projet d’extension de Trans Mountain (TMEP)*

L’extension de l’oléoduc Trans Moutain transporterait 590.000 barils de 
brut sale issu des sables bitumineux d’Alberta vers la Colombie 
Britannique permettant un accroissement significatif de la production de 
sables bitumineux. Les Premières Nations qui seraient directement 
impactées par le trajet et le terminal portuaire combattent le projet 
dans les tribunaux et mènent la protestation sur le terrain. Les 
Tsleil-Waututh, les Squamish et la bande de Coldwater font partie des 
Premières Nations et tribus actuellement en litige avec le projet. Les 
Nations Coast Salish, Musqueam, Sto:lo, Nlaka’pamux et Secwepemc, dont 
les territoires s’étendent sur plus de la moitié du pipeline, ont aussi 
posé des recours en justice.

Ces projets essayent d’avancer en dépit de l’accumulation de preuves que 
le secteur des sables bitumineux n’est pas viable économiquement. La 
crise actuelle a fait plonger les prix du pétrole et du gaz, et tout 
particulièrement ceux des sables bitumineux (13). Le procédé 
d’extraction de ces derniers est l’un des plus intensifs en carbone et 
des plus coûteux de l’industrie, et ces oléoducs seront probablement des 
actifs délaissés peu après avoir été construits.

L’industrie elle-même reconnaît cette réalité économique. En février 
2020, Teck Resources a retiré sa candidature du projet de sables 
bitumineux Frontier - conçu pour être la plus grosse mine de sables 
bitumineux à ciel ouvert - à un processus d’examen réglementaire. Dans 
une lettre au ministère canadien de l’Environnement et du Climat, Teck a 
cité le fait que « Les marchés des capitaux mondiaux sont en rapide 
évolution. » L’annulation de ce projet a marqué une victoire pour les 
droits et la souveraineté autochtones et a envoyé un signal fort 
indiquant clairement que les énergies fossiles ne sont pas le futur de 
notre économie (14).

Étant donné le faisceau de preuves grandissant de l’importance des 
facteurs liés à la Gouvernance Sociale et Environnementale (GSE) dans le 
risque de crédit, les créditeurs devraient élaborer leurs systèmes 
d’évaluation du crédits avec une meilleure vigilance à l’égard de la 
GSE. Une étude récente a montré que les investisseurs qui financent des 
projets situés à proximité de territoires revendiqués par les 
Autochtones connaissent une augmentation de 60 à 160% des événements de 
crédit lourdement pénalisants tels que des procès, des enquêtes 
réglementaires, et des actions par exemple liées au droit du travail (15).

Pourtant les créditeurs n’ont pas l’air de prendre en compte l’incidence 
élevée de ces événements dans l’évaluation et le chiffrement des 
risques, ni dans la structuration des termes des conventions. Quand le 
risque s’avère être important, les créditeurs sont censés déclarer ce 
risque aux investisseurs afin que ces derniers ainsi que les entreprises 
puissent évaluer et surveiller ce risque. Dans les faits, cela n’est pas 
le cas dans les projets de sables bitumineux, alors que les mauvaises 
performances sociales et les conséquences sur les marchés de 
divulgations inadéquates sont réelles. Il y a de plus en plus de preuves 
que l’impact agrégé du risque social devient important :

1. En 2020, le risque social vient d’être classé comme le plus grand 
risque pour les entreprises extractives par Ernst and Young (16).

2. Une entreprise minière perd 20 à 30 millions de dollars par semaine 
quand un de ses sites connaît des retards ou est fermé (17).

3. En 2018, il y a eu 25 milliards de dollars d’actifs miniers perdus en 
raison d’opérations suspendues ou arrêtées par des protestations 
communautaires (18).

4. Le porte-feuille de risque des entreprises extractives et exploitant 
la terre révèle que 73% des risques et des retards sont non-techniques. 
Non-techniques, cela veut dire des protestations communautaires et des 
boycotts qui entraînent des retards opérationnels ou des fermetures (19).

Nous avons besoin d’une transition juste vers des énergies renouvelables 
et durables, pas de l’expansion de l’extraction d’énergies fossiles. 
Nous exigeons le respect de nos droits et de notre souveraineté en tant 
que Peuples Autochtones afin que nous puissions avoir le contrôle de nos 
terres, de nos futurs et de nos opportunités d’emplois.

Plutôt qu’exploiter le secteur des sables bitumineux jusqu’à la dernière 
goutte de profit en faisant fi du contexte de crise climatique, et 
tourner le dos à la santé et à la sécurité des communautés situées le 
long du tracé des oléoducs, votre entreprise peut accélérer une 
transition juste pour les nations autochtones, les communautés et les 
travailleurs qui dépendent de l’industrie pour leurs moyens de 
subsistance, en se désengageant publiquement de ces projets de sables 
bitumineux et en redirigeant vos souscriptions d’assurances vers les 
communautés et les énergies renouvelables propres.

Afin de pérenniser votre non-engagement futur dans ces pipelines 
climaticides controversés et dans les projets d’extraction hautement 
destructeurs qui les nourrissent, nous vous enjoignons à mettre fin à 
votre soutien à l’expansion des sables bitumineux et à vous retirer de 
ce secteur non-viable, tout en assurant une transition juste pour les 
communautés impactées. Nous vous appelons à adopter un prérequis visant 
à obtenir et documenter la consultation préalable, libre et éclairée des 
communautés impactées, en particulier les communautés autochtones, pour 
les projets de tous vos clients, et à cesser de soutenir ceux qui ne 
rempliront pas ce prérequis. Plus généralement, nous vous invitons à 
mettre fin aux pratiques de responsabilité qui s’appuient sur un 
reporting fait par les clients eux-mêmes, sachant que la résistance à 
grande échelle et les innombrables procès indiquent que les clients ne 
sont pas disposés à faire preuve d’honnêteté et de transparence.

Ce sont des étapes cruciales pour aligner vos institutions sur les 
droits autochtones et les exigences climatiques. Nous réclamons une 
réponse immédiate concernant la façon dont vos institutions prennent en 
charge ces questions urgentes, et les femmes autochtones impactées par 
ces projets signataires de ce courrier sont disposées à en discuter par 
téléphone ou lors de réunions en ligne avec des représentant·e·s de vos 
institutions.

Sincèrement,

- Rebecca Adamson (Cherokee), Fondatrice, First Nations and First 
Peoples Worldwide
- Charlene Aleck, Tsleil Waututh Nation’s Sacred Trust Initiative
- Mysti Babineau (Anishinaabe), Red Lake Nation
- Jade Begay (Tesuque Pueblo and Diné), NDN Collective
- Nina Berglund (Northern Cheyenne & Oglala Lakota), Youth Climate 
Intervenors
- Joye Braun (Cheyenne River Sioux), Indigenous Environmental Network
- Casey Camp-Horinek (Tribu Ponca d’Oklahoma), Elder & Hereditary 
Drumkeeper
- Jesse Cardinal (Métis Cree), Keepers of the Water
- Melanie Dene (Première Nation Cree Mikisew), Avocate de MMIWG, Mère, 
étudiante à l’Université
- Eriel Tchekwie Deranger (Première Nation Athabasca Chipewyan), 
Indigenous Climate Action
- María Xiomára Dorsey, Idle No More SF Bay, Indigenous Women of the 
Americas Defending Mother Earth Treaty
- Mabel Ann Eagle Hunter (Oohenumpa Lakota), Wasagiya Najin
- Alison Ehara-Brown, Idle No More SF Bay, Grand-mère Fondatrice
- Jennifer K. Falcon, Coordinatrice de la Communication, Indigenous 
Environmental Network
- Jackie Fielder (Two Kettle & Hidatsa), Mazaska Talks
- Cherri Foytlin (Din’e), Louisiana Rise
- Ellen Gabriel, Turtle Clan, Nation Kanien’keháka de Kanehsatake
- Kayah George (Tribus Tulalip et Nation Tsleil-Waututh), Avocate 
d’Indigenous Youth
- Vanessa Gray (Anishinaabe Kwe de la Première Nation Aamjiwnaang), 
Aamjiwnaang & Sarnia Against Pipelines
- Rachel Heaton ( Tribu Muckleshoot), Co-foundatrice, Mazaska Talks
- Tara Houska (Première Nation Couchiching), Giniw Collective
- Freda Huson (Unist’ot’en), Unist’ot’en Healing Centre
- Melina Laboucan-Massimo (Nation Cree Lubicon), Sacred Earth Solar
- Winona LaDuke (White Earth Nation), Honor the Earth
- Harmony Lambert (Chumash), Indigenous Peoples Power Project
- Dawnee LeBeau, Itazip◈o Oóhenunpa LakotaDawnee LeBeau, Itazip◈o 
Oóhenunpa Lakota
- Sarah Sunshine Manning (Newe’-Numa), NDN Collective
- Kanahus Manuel (Secwepemc), Tiny House Warriors
- Heather Milton-Lightening (Première Nation Pasqua)
- Jessi Parfait (United Houma Nation)
- Deborah Parker (Tribus Tulalip), Indigenous Women Rise
- Pennie Opal Plant, Co-fondatrice de Movement Rights
- LaVae HE Red Horse (Tribu Sioux Lakota de Cheyenne River)
- Cleo Reece (Cree) grand-mère, Keepers of the Athabasca Watershed Society
- Faith Spotted Eagle (Tunkan Inajin Win), Brave Heart Society
- Monique Verdin (Nation Houma Unie), Another Gulf is Possible
- Kandi White (Mandan, Hidatsa, Arikara), Indigenous Environmental Network
- Chief Judy Wilson (Bande de Neskonlith), Membre Executive de Union of 
B.C. Indian Chiefs
- TaŠina Sapa Win (Itazip◈o & Mnicojou Lakota), Cheyenne River 
Grassroots Collective
- Jennifer Wylie Brass (Muscogee Creek, Cherokee, Choctaw sans papiers), 
Idle - No More SF Bay, Indigenous Women of the Americas Defending Mother 
Earth Treaty
- Isabella Zizi (Northern Cheyenne Arikara Muskogee creek), Idle No More 
SF Bay, Indigenous Women of the America Defending Mother Earth Treaty

*Traduction :* /Pascal Gregis (CSIA-Nitassinan)/

*NOTES*
/1. COVID-19 : Outbreak declared at Horizon Oil Sands work camp, 
Edmonton Journal, May 12, 2020.
2. Indian Country, where residents suffer disproportionately from 
disease, is bracing for coronavirus, Washington Post, April 4, 2020.
3. See, for example, The Darkest Side of Fossil-Fuel Extraction, 
Scientific American, October 24, 2019.
4. Drilling Down : An Examination of the Boom-Crime Relationship in 
Resource-Based Boom Counties, Western Criminology Review 15(1):3-17, 2014.
5. Native American and Women’s Organizations Request UN Help on Sexual 
Violence, Indian Country Today.
6. Human Trafficking in the U.S., C-SPAN, September 23, 2013.
7. Greg Muttitt, The Sky’s Limit : Why the Paris Climate Goals Require a 
Managed Decline of Fossil Fuel Production, Oil Change International, 
September 2016.
8. Four Proposed Tar Sands Oil Pipelines Pose A Threat To Water 
Resources, Greenpeace, August 2017.
9. TC Energy to Build Keystone XL Pipeline, TC Energy, March 2020.
10. Supreme Court Won’t Block Ruling to Halt Work on Keystone XL 
Pipeline, New York Times, July 6, 2020.
11. Wet’suwet’en : Why Are Indigenous Rights Being Defined By An Energy 
Corporation ?,Yellowhead Institute, February 7, 2020.
12. Line 3 Replacement Program, Enbridge.
13. Western Canadian Select Falls Below $5, OilPrice.com, April 15, 2020.
14. Teck Withdraws Regulatory Application for Frontier Project, February 
23, 2020.
15. In Brief : ESG, Material Credit Events, and Credit Risk by Wharton’s 
Henisz and McGlinch, Truvalue Labs, August 2019.
16. Top 10 business risks and opportunities - 2020, Ernst & Young, 
September 2019.
17. Report : Costs of Company-Community Conflict in the Extractive 
Sector, Shift, May 2014.
18. “Moving from a social licence to operate to a social licence to 
close,” AusIMM Bulletin, August 2017.
19. Commercial Value From Sustainable Local Benefits in the Extractive 
Industries : Local Content, Business for Social Responsibility, March 2011./

*Les 158 organisations suivantes ont signé en soutien aux signataires :*
AbibiNsroma Foundation
Agricultural Missions, Inc.
Alliance for Environmental Strategies
Alliance of Nurses for Healthy Environments
Amazon Watch
American Sustainable Business Council
Another Gulf Is Possible Collaborative
Anthropocene Alliance
Arizona Interfaith Power & Light
Aytzim : Ecological Judaism
BankTrack
BC Seawolves
Ben & Jerry’s Homemade, Inc.
Beyond Extreme Energy
Beyond Nuclear
Bold Alliance
Brighter Green
C4 | Christians Concerned About Climate Change
Call to Action CO
Catholic Network US
CCAG
Center for Biological Diversity
Center for International Environmental Law
Citizens Awareness Network
Citizens Resistance at Fermi Two (CRAFT)
Clean Energy Action - Colorado
Climate Action Rhode Island-350
Climate Finance Action
Climate Hawks Vote
Climate Justice Edmonton
ClimateMama
CODEPINK
Concerned Citizens for Nuclear Safety
Dayenu : A Jewish Call to Climate Action
Divest Ed
DivestNY Coalition
DNC Environment and Climate Crisis Council
Don’t Waste Arizona
Earth Ethics, Inc.
Earth Guardians
Earth Ministry/Washington Interfaith Power & Light
Ecological Options Network, EON
Environment Matters
Extinction Rebellion New Orleans
Extinction Rebellion SF Bay
Faithful America
Fossil Free California
Fossil Free PCUSA
Fox Valley Citizens for Peace & Justice
Fremont County, CO Indivisible
Friends of the Earth
Global Exchange
Green America
Green Education and Legal Fund
Green State Solutions
GreenFaith
Greenpeace USA
Gulf Coast Center for Law & Policy
Haiti Cholera Research Funding Foundation Inc
Harford County Climate Action
Hawai‘i Youth Climate Coalition
Healing A.P.E. Company (Healing Artists Preserving Earth)
Health Care for All
Hip Hop Caucus
Ho◈opae Pono Peace Project
Human Impacts Institute
Indigenous Climate Action
Indigenous Environmental Network
Institute for Policy Studies Climate Policy Program
International Indigenous Youth Council
Jewish Climate Action Network - DC/MD/VA
Just Climate
Last Real Indians
Local Clean Energy Alliance
March On Foundation
March On Maryland
Marie Venner
Mazaska Talks
Movement Rights
Natural Resources Defense Council
Nevada Nuclear Waste Task Force
New England Coalition on Nuclear Pollution
Northern Alaska Environmental Center
Nuclear Energy Information Service (NEIS)
Nuclear Free World Committee, Dallas Peace and Justice Center
Nuclear Information and Resource Service ("for a nuclear-free, carbon-free
world")
Oil Change International
On Behalf of Planet Earth
Orca Conservancy
Our Revolution Hawaii
Pacific Environment
Patagonia
Peace Nick
People Power Solar Cooperative
People’s Action
People’s Justice Council
Peoples Climate Movement - NY
Physicians for Social Responsibility - Kansas City
Physicians for Social Responsibility PA
Plastic Pollution Coalition
Polluters Out
Power Shift Network
Progressive Democrats of America
Public Citizen
Rainforest Action Network
Rapid Shift Network
Red-Horse Financial Group, Inc.
Rising Tide Chicago
Safe Energy Rights Group (SEnRG)
San Clemente Green
San Luis Obispo Mothers for Peace
Save Our Illinois Land
Save Our Shores
Seeding Sovereignty
Shift : Action for Pension Wealth & Planet Health
Sierra Club
Sierra Club BC
Sisters Health & Wellness Collective
South Beach District 6 Democratic Club of San Francisco
Southwest Research and Information Center
Spirit of the Sun
Stand.earth
Stop the Algonquin Pipeline Expansion
Stop the Money Pipeline
Sunrise Project
SustainUS
Texas Campaign for the Environment
The Natural History Museum
The River Project
The YEARS Project
Union of BC Indian Chiefs
Unitarian Universalist Association
Unitarian Universalist Ministry for Earth
Unitarian Universalist Service Committee (UUSC)
Unite North Metro Denver
US Partnership for Education for Sustainable Development
Vermont Yankee Decommissioning Alliance
Veterans for Peace - Chicago Chapter
Wall of Women Colorado
We the World
WESPAC Foundation
Women’s Earth & Climate Action Network (WECAN)
Women’s Environment & Development Organization (WEDO)
350 Butte County
350 Colorado
350 Eastside
350 New Orleans
350 Salem Oregon
350 Seattle
350 Silicon Valley
350 Triangle
350.org
350Hawaii
350Kishwaukee
350NH
350NYC
350PDX
350Wenatchee

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1164

-------------- section suivante --------------
Une pièce jointe HTML a été nettoyée...
URL: </pipermail/autochtones-cop21/attachments/20201116/088da062/attachment-0001.html>


Plus d'informations sur la liste de diffusion Autochtones-cop21