[Contacts.38] articles sur les frog

Thierrry Bouteille bouteillet at wanadoo.fr
Mer 16 Juil 18:48:59 CEST 2003


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Bonjour,

2 articles sur les frog: le premier de libération d'hier et le second du
canard
enchaine pour la promotion de leur dossier "qu'est ce qu'on déguste"!!!!

Thierry ETPRECI 75

Les Tamouls jettent un pavé dans la mare des pubs Frog
Ils font grève à Paris pour de meilleures conditions de travail.

Par Stéphanie PLATAT

mardi 15 juillet 2003

La chaine de restaurants Frog est
de celles qui emploient des Sri Lankais et des Indiens en cuisine,
et des jeunes Britanniques au service en salle. Le 16 avril, après le
licenciement de deux des leurs, 29 Tamouls, tous travaillant dans les
Frog pubs parisiens, se mettent en grève. Ils demandent la réintégration
des deux licenciés et de meilleures conditions de travail. Pour se faire
entendre, ils montent une cellule syndicale. La Confédération nationale
du travail (CNT) les encourage et occupe largement le terrain.

Absence de vestiaires. Arun, petites lunettes d'intellectuel sur le nez,
un bon niveau de français, devient le porte-parole des grévistes.
Il est arrivé en France en 1992, fuyant la répression sri lankaise
contre son peuple. Il travaille depuis un an et demi dans le restaurant
à la grenouille Frog de Tolbiac. Auparavant, il a multiplié les contrats
dans la restauration et a même pointé chez Disney. Encarté CNT,
l ne veut pas la révolution. Son grand soir à lui, c'est de retourner
travailler dans de meilleures conditions. Il fouille dans son dossier
et en retire la liste des griefs contre les deux gérants des restaurants,
Paul Chantler, Anglais, et Thor Gudmundsson, Islandais. Heures
supplémentaires impayées, «car comptabilisées comme des
heures complémentaires sur le bulletin de paie», explique Arun.
Mauvaises conditions de travail. Faute d'espace dans les cuisines,
le croisement entre deux assiettes pleines de frites s'avérerait
périlleux.
Absence de vestiaires pour tous les salariés : «On jetait nos affaires
comme
ça sur le sol.» Trop petit ballon d'eau chaude pour le plongeur, obligé
de
terminer la vaisselle à l'eau froide, absence de boîte de premiers
soins...
La liste est longue et Thor Gudmundsson essaie de la minimiser.

A ceux qui lui reprochent de «manager à l'anglo-saxonne», le patron
islandais répond «anglophobie, racisme, accusation malhonnête», alors
que, dit-il, il se plie tout à fait au droit français. Il promet un
vestiaire pour
chaque employé. Quant aux heures supplémentaires, les Tamouls ont eu
la bonne surprise de recevoir, une semaine et demi après le début de la
grève, un chèque pour solder le débit temps : «Des bricoles, des petites
sommes de 26 à 400 euros, mais je sais que pour certains ça représente
beaucoup», remarque Thor Gudmundsson. Le restaurateur jure donc qu'il
n'a aucun contentieux avec les syndicats, et qu'il ne s'oppose en rien à
la
nomination de délégués du personnel.

Mais, pour le comité de soutien, la CNT et les grévistes, le compte n'y
est pas.
Et les conflits ne sont pas tous réglés. Exemple : les employés tamouls
ont signé
des contrats en français, avec des termes techniques que très peu ont pu
déchiffrer.
«On m'a tendu le contrat, on m'a dit "signe", j'ai signé sans lire», se
souvient Roban,
deux ans et demi de cuisine chez Frog Bercy puis Tolbiac.
«Par facilité, nous n'avons pas fait traduire les contrats, nous
ignorions en fait cette
obligation», se justifie Thor Gudmundsson. «Il existe une filière sri
lankaise. Les
Tamouls viennent travailler pour nous par le bouche à oreille dans leur
communauté.
Je pensais que tout était arrangé entre eux», ajoute le gérant
islandais. Sur les 140
employés des Frog, il y a beaucoup de nationalités, «alors si à chaque
fois, il faut une
traduction spéciale...», laisse-t-il échapper.

Eléments «gênants». Dorénavant, la direction promet que les contrats
seront en tout
conformes au droit français. Sur les 29 grévistes du début, il n'en
reste qu'une
quinzaine en arrêt de travail. Les autres estiment avoir obtenu gain de
cause.
Après l'échec d'une tentative de médiation, les deux parties ont entamé
une dizaine
de procédures judiciaires. Le syndicat réclame sa reconnaissance comme
interlocuteur
de la direction, la réintégration des salariés licenciés et le paiement
des jours de grève.
La direction, elle, espère un départ négocié des éléments «gênants».

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LES TAMOULS ONT LA FRITE

Mutinerie des soutiers de la restauration en vue ! un conflit du travail
avec lesTamouls
travaillant dans les cuisines de la chaine de pubs Frog à Paris dure
depuis avril et se
radicalise (libé du 15/07).
Car depuis dix ans dans un nombre de resto bien de chez nous, ce sont
des Sri Lankais,
des Pakistanais, ou des Indiens qui officient, mais cantonnés dans les
cuisines : il ne
faudrait pas que la clientèle les voient en salle....De la plonge aux
fourneaux ils representent
"50 à 70% du personnel de cuisine des grandes chaines de restaurants" à
en croire la CGT.
Parlant mal français et souvent sans papiers cette main d'oeuvre exilée
politique, est corvéable
à merci et sous-payée au noir. Mais une fois régularisée les Tamouls ont
tendance à se
syndiquer et à se montrer plus durs à cuire !
Du succès du macaron aux ravages des plats sous vide, et des restos de
stars aux chroniqueurs
gastronomiques qui ne paient pas l'addition. Il y a beaucoup à lire et à
manger dans le nouveau
numéro des "Dossiers du Canard" !

qu'est ce qu'on déguste, 74 p., 5,35 euros


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