[CNT Contacts.38] Culture: AG du Samedi 26 juillet à 14 h au RIO

Patrick interco.38 pvergain at cnt-f.org
Ven 25 Juil 12:35:16 CEST 2003


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 Date:   24/07/2003 14:38
 From:   collectif culture
 To:   <mailing at collectif-culture.be.tf>
 Subject:   AG du Samedi 26 juillet à 14 h au RIO

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COLLECTIF CULTURE Grenoble
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AG du Samedi 26 juillet à 14 h  au RIO

Ordre du jour

- Coordination nationale

- Etats Généraux de la Culture (ci-après texte préparatoire, support du débat)



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 Préparation des Etats Généraux de la Culture

 AG du 23/07/03 (discussion reportée au samedi 26 jullet)


A partir des questions posées lors de l'Ag du mercredi 16 juillet  :  en particulier les interventions de Sergio, Antonio et Delfino.


 A quoi sert la Culture ?

La Culture doit-elle être rentable ?


Sergio : au delà du "régime" d'intermittent, penser quelle culture, quelle politique culturelle défendons-nous ? penser à tout ceux qui agissent sans subvention, sans statut.

 Antonio : il faut revoir le lien avec les luttes sociales : ne sommes-nous pas victimes d'un  repli sur soi du monde de la culture ? Rappelons-nous l'époque où les artistes intervenaient directement dans le débat public.

Delfino : il faut agir avec nos propres armes : le spectacle ! Quelle est notre  capacité de traduire nos problèmes et nos actions sous forme d'un spectacle ?

Au  delà du schématisme inhérent à ce type de résumé (les auteurs peuvent corriger et affiner leurs propositions), je partirai aussi des réflexions que nous avons commencées à avoir dans la commission "élargissement" du collectif au mois de mai (la préhistoire !!!) et du travail de la commission culturelle de l'ADAEP des deux dernières années.

 Il s'agit d'idées en vrac, destinées à être discutées  et affinées.

 La situation de la crise actuelle est caractéristique d'une nouvelle "donne" culturelle .

 J'ai l'impression que nous assistons à l'émergence d'une nouvelle génération culturelle.




-  Nous avons connu celle de la libération (44/49) avec Jean Vilar, l'éducation populaire, le TNP, Avignon première mouture.

-  Ensuite celle des années 65/75 : passage obligé par mai 68 : Mnouchkine, Savary, l'Attroupement. Le militantisme, le lien avec les luttes sociales, la sortie des usines.

- A suivi la période "Lang" et ses conséquences dont Antonio a souligné le caractère néfaste : institutionnalisation de la contestation, modes, rôle omniprésent de l'Etat et des collectivités locales.

-  La "nouvelle génération" se caractérise par  une augmentation sans précédent des effectifs des professionnels de la culture.

 On donne le chiffre de 57 000 intermittents auquel s'ajoute plusieurs milliers d'intervenants culturels ne pouvant ou ne voulant pas bénéficier du régime. Il y a nombre d'expériences qui tiennent sur des RMIstes, des petits boulots, des CES, des CEC, des Emplois Jeunes, le black..

 Il y a aussi les squats, les alternatifs, ceux qui refusent la professionnalisation.

Leurs actions : actions de quartier (repas, pique-niques, encadrement des pratiques amateur, enfance, jeune des quartiers cf cap Berriat.

Leurs lieux d'action : ce ne sont plus les lieux officiels ou les salles reconnues mais les quartiers, les écoles, la rue, les lieux alternatifs, les "îlots artistiques urbains" (cf colloque de la DRAC), le monde rural.

Caractéristique première : une certaine invisibilité car ces équipes sont peu portées sur les media et le spectaculaire (par rapport à ce que dit Antonio, il ne s'agit pas du tout d'un repli sur soi, bien au contraire).

Ce type d'action et d'activité, très créatif, mêlant les genres (danse, musique, chanson, théâtre, cirque, conte, marionnettes, objets.) et les lieux divers, utilise toutes les possibilités de pérennisation et de financement : subventions, postes aidés, régime intermittent. et montre une vitalité assez impressionnante, un  grand attachement à l'indépendance,  à la liberté et le refus de tout contrôle. Le lien avec les luttes sociales est évident : sans-papiers, chômage, politique urbaine aux mains des entrepreneurs.

  * * * * *

 Problèmes

 Faut-il un statut et un régime, lequel ?


 Doit-on laisser faire d'un côté les institutions et de l'autre les galères ?


 En un mot qui doit payer ?

 - Le public : problème du prix des spectacles et des prestations, des espaces de gratuité ?

 -   Les collectivités locales et l'Etat : avec des subventions, les mises à disposition de personnel et de lieux ainsi que les questions inhérentes à la liberté et l'indépendance ?

 -   l'Unedic ?

 -  les intervenants eux-mêmes par les spectacles au rabais, les galères, les combines ?





 Aujourd'hui


-  Ouvrir la discussion


-  Rassembler les idées


-  Etablir les divergences


-  Préparer les Etats Généraux de la Culture


Pierrot et Kathy
22/07/03

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Patrick

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