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Mer 21 Jan 22:10:58 CET 2004


Triste constat pour l’éducation

Beaucoup de personnes dans l’Education Nationale sont amères après
l’échec cuisant du mouvement du mois de mai 2003, où tout ce qui a été
obtenu est l’application des véritables réformes que l’Etat projetait (
et non pas comme toujours le pire qu’il annonce dans un premier temps
afin de faire croire aux plus naïfs à une avancée sociale durement
gagnée). Cet échec des retraites est la porte ouverte à des attaques de
plus en plus violentes contre les travailleurs du public comme du privé.
Qu’avons-nous à attendre des syndicats réformistes, considérés comme «
adultes et ouverts au dialogue » par Sellière et qui n’ont su que
défendre leur place d’interlocuteurs privilégiés avec le gouvernement
Raffarin. ? Rappelons que l’EN vient de subir un plan de redressement
draconien et ravageur. En effet, il manquait pour cette rentrée entre 25
000 et 30 000 adultes dans les établissements. Le budget voté par la
majorité réduit de 9600 personnes le nombre d’agents d’encadrement. Sans
oublier les dangers des plans de décentralisation qui menacent dans
l’immédiat les conditions de travail des IATOSS mais demain les médecins
scolaires et pourquoi pas les profs qui ont été épargnés jusqu’à
maintenant. Tout ce que nous avons perdu sur les retraites n’est que le
début d’une oppression grandissante du capital sur les travailleurs. Si
nous ne réagissons pas jusqu’où pourront-ils nous asphyxier ?
Sommes-nous prêts à nous laisser lier pieds et poings ?


    Après « 1984 », 2004 est bien réel

Les dangers qui guettent les travailleurs sont une fois de plus
directement liés à la précarisation croissante d’une certaines catégorie
de profs déjà fragile. Les TZR (Titulaires de Zones de Remplacement)
doivent à leur tour essuyer les nouvelles
attaques libérales et budgétaires du gouvernement. Un vacataire est
toujours plus malléable qu’un titulaire. Mais nous ne pouvons pas faire
l’économie de rapprocher cela aux autres réformes qui se préparent et
qui ne font que stigmatiser jours après jours une certaine population
qui devient de la chair à patrons. Le nouveau projet de loi Sarkozy
obligeant à la délation les travailleurs sociaux et les enseignants est
pris dans cette même logique de contrôler la base. Cette loi arrive
d’ailleurs au moment où la présence de la politique est remise en cause
au sein des établissements scolaires grâce à la loi du rapport Stasi.
Obéis et ferme ta gueule ! Allons-nous fournir à l’Etat-Patron les
chaînes avec lesquelles il compte nous attacher ? Pareil pour les
nouveaux contrats à durée déterminée de droit privé qui jouent le jeu de
la flexibilité et de la soumission. Comment fonder un syndicat dans sa
branche si tout le monde est dispersé sur plusieurs entreprises ou si
leur situation est tellement précaire que les gens préfèrent se taire de
peur de perdre leur emploi très vite ? Leur objectif est clairement la
mort de la contestation et le règne de la pensée unique libérale. Ils
nous demandent désormais d’enseigner ce précepte.


    RADICALISONS LA RIPOSTE !

Si nous n’agissons pas tous ensembles, de façon radicale et déterminée
la répression ne sera que plus forte. C’est la première fois depuis son
existence que l’arrêt Omont (qui autorise le prélèvement de tous les
jours compris entre le premier et le dernier jour grèvés) a été appliqué
pour le mouvement du mois de mai. Certaines personnes déjà précaires se
sont ainsi vues retenir plus de la moitié de leur salaire. Chaque
individu peut agir à son échelle. Pour cela il faut la mise en place
systématique dans tous les établissements d’une Assemblée Générale
souveraine avec un réel pouvoir décisionnel et une réelle organisation
démocratique.

*Ne laissons plus personne décider à notre place ! Organisons-nous ! La
seule façon de faire reculer ce gouvernement déterminé dans la politique
du pire est la grève générale privé /public

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Patrick pour l'éducation 38






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