[CNT Infos Isère] [le tract sécu de Lyon] Samedi 5 juin : Manif pour d éfendre la sécu ! 14h place Bellecour

Patrick patbakou at cnt-f.org
Mer 2 Juin 15:04:07 CEST 2004


La CNT du Rhône appelle à manifester le samedi 5 juin 2004 à 14 h place
Bellecour pour un énième combat de défense contre les avancées de la
droite et du Medef : cette fois-ci, la sécu !


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Confédération Nationale du Travail
44 rue Burdeau - Lyon 1er, permanence le jeudi de 17h à 19h
Tél. : 04 78 27 05 80 - Fax : 04 78 30 98 65 - Mél :interco69 at cnt-f.org -
site web : www.cnt-f.org
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Hold-up sur la Sécu

Toujours plus de profits...
ça nous rend malade !!!
La sécurité sociale est le résultat de revendications ouvrières basées sur
l'idée de solidarité et d'égalité concrétisées à l'issue de la 2e Guerre
Mondiale. Cette caisse globale prenait en compte tous les risques de la
vie et était gérée par des représentantEs éluEs dont une majorité (3/4) de
salariéEs. En 1967, une partie de la représentation ouvrière est supprimée
et le paritarisme est inventé, ce fut la 1ère étape d'une longue liste
d'attaques visant le démantèlement de notre système de répartition des
richesses.

Depuis les années 70, le niveau des prestations n'a cessé de diminuer (les
remboursements maladie, allocations familiales ou pensions de retraites).
Ainsi, la France est aujourd'hui l'un des pays d'Europe où les dépenses de
santé restant à la charge de l'assuréE sont les plus lourdes.

Le déficit est le résultat de détournement d'argent : 20,1 milliards
d'euros de taxes non reversées à la sécu, (taxes sur le tabac et l'alcool,
contrats aidés, taxe sur les industries polluantes, TVA...) et
d'exonération des charges dites "patronales" (qui sont en fait une part de
notre salaire issu de la richesse que NOUS produisons), 19,5 milliards
pour 2002, 114 milliards d'euros depuis 92. Voilà comment on a créé
artificiellement un déficit pour faire passer une réforme qui ne vise que
l'accroissement des profits de quelques-unEs.

On nous parle d'un déficit de 8 milliards, facile de faire sensation tant
les sommes en jeu sont énormes, rappelons qu'en 2003 les dépenses du
régime général ont été de 247 milliards, le déficit n'est réellement que
de 3%. L'argument du «trou» avait déjà été utilisé en 1953 : 4 millions de
grévistes en plein mois d'août avaient fait reculé le gouvernement
d'alors.

Si la 1ère urgence est de s'opposer au projet gouvernemental, il faut
aller plus loin. Les promoteurEs de la sécurité sociale défendaient l'idée
d'une sécu basée sur « la socialisation des moyens et satisfaction
égalitaire des besoins ». Aujourd'hui, le système de santé est
complètement gangrené par le libéralisme.

Il faut lui opposer un contre-projet dans l'esprit des fondateurEs de la
sécu. Il est nécessaire de socialiser les multinationales pharmaceutiques
pour mettre fin aux détournements des cotisations que constituent leurs
profits gigantesques et permettre à la collectivité de décider de
l'orientation des recherches. Il n'est pas acceptable que ne soient
développés que les médicaments qui permettent d'accumuler les profits, au
détriment des impératifs de santé publique. Elles bénéficient de
protections abusives, et ne créent aucune richesse.

La médecine libérale est aussi une autre aberration. De nombreux problèmes
de santé publique sont liés à la mise en concurrence des médecins. L'abus
de prescription d'antibiotiques, ses conséquences dans la génération de la
résistance des micro-organismes aux antibiotiques résulte de ce
libéralisme. L'absence de toute réelle politique de prévention en est
aussi une conséquence.

Tous les professionnelEs sont payéEs grâce à nos cotisations Rien ne
légitime qu'une partie de la société tire de hauts revenues d'un système
qui résulte de l'effort de tous. Il s'agit de mettre fin au paritarisme et
au racket de l'État par le contrôle réel des usagers. La Sécu doit être
gérée par une commission d'éluEs révocables et mandatéEs par les
assemblées d'usagers et de salariéEs organisées sur le mode fédéral et
démocratique.

Ni médecine libérale, ni médecine d'État, oui à un service de santé
publique socialisé et autogéré

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Patrick





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