[CNT Infos Isère] tract jeudi 10 mars

interco.38 interco.38 at cnt-f.org
Mer 16 Mar 15:05:11 CET 2005


pour info, ci-joint en copier coller le tract qui a été diffusé par la CNT
38 à la manif du 10 mars.
Face au terrorisme patronal
Riposte syndicale, vers la grève générale !


Les gouvernements successifs, main dans la main avec le MEDEF continuent
leur politique de régression sociale :
-	Les 35 heures d’Aubry, c’est nous qui les avons payés et nous les avons
payés chers : flexibilité, salaires bloqués, charge de travail augmentée…
-	Les 35 heures à la sauce Raffarin, c’est le temps de travail qui sera
allongé : augmentation du quota d’heures supplémentaires autorisées, avec
comme seule contrainte la réglementation européenne qui limite le temps de
travail à 48 heures par semaine ! soit presque des journées de 10 heures.
-	Loi Fillon 2003 qui allonge la durée de cotisation pour avoir le droit à
la retraite, bientôt d’ici 15 ans, passage aux 42 annuités !
-	Casse de l’assurance maladie avec l’augmentation du forfait hospitalier,
le déremboursement de médicaments, le 1 Euro non remboursé par
consultation.
-	Racket patronal avec un jour de travail en plus par an (« solidarité
personnes âgées » !)
-	Avec la loi Borloo de programmation pour la cohésion sociale : de
nouveaux contrats précaires sont crées, l’alternance dès 14 ans est
favorisée pour subvenir aux besoins du patronat local. L’apprentissage est
développé, y compris pour accéder aux emplois de la fonction publique en
remettant en cause les qualifications et les formations professionnels,
l’indemnisation du chômage est soumis à un flicage de plus en plus
important avec sanction à la clé.
-	Avec la loi Fillon d’orientation sur l’école, se dessine clairement
l’objectif d’instrumentaliser le système scolaire comme variable
d’ajustement aux besoins immédiats de l’entreprise : garanti à tous d’un
socle commun de connaissance (français, math…) qui n’est en fait que le
langage minimal qu’exige le patronat pour qu’un jeune soit rentable, mise
à l’écart de disciplines jugées non fondamentales (peut-être même
dangereuse puisque susceptible, de développer une capacité de réflexion,
de contestation.) Développement de l’apprentissage dès la classe de 4éme,
introduction au collège de la « découverte du monde de l’entreprise »
(interventions assurées par des « praticiens d’entreprise » : un
professeur, lui, risquerait peut-être de parler d’exploitation des
salariés !)…
-	Le rapport Benisti concernant la prévention de la délinquance nous dit
qu’  « entre 13 et 15 ans (...) si des faits délictueux apparaissent à cet
âge (...) le jeune devra quitter le milieu scolaire traditionnel et
rentrer dans le filière d’apprentissage dès la fin de l’école primaire (p
11 du rapport). » Relent raciste au travers d’une courbe de la déviance où
l’on nous dit que si un jeune est élevé dans une langue étrangère cela le
mènera de fil en aiguille au grand banditisme. Criminalisation de la
pauvreté, le travail social n’a plus pour objet l’accession à des droits
(puisque par ailleurs on les démolit), il s’agira alors de faire de la
délation (on assiste à une redéfinition de la notion de secret
professionnel.)

La lutte des classes est bien présente mais en ce moment c’est nous qui
perdons : on assiste à une mise au travail salarié des personnes de plus
en plus jeunes, avec un minimum de bagages, de formation, cela permet une
baisse des salaires, ainsi que de la contestation…
On assiste à une augmentation de temps de travail pour ceux qui ont un
emploi, cela permet le maintien d’une autre partie de la population au
chômage. Le chômage permet de faire pression sur les salariés, d’avoir à
disposition une main d’œuvre malléable et corvéable à merci :
développement de la précarité, de la flexibilité, maintien des salaires a
un bas niveau, contestation faible… Tu fermes ta gueule ou c’est la porte
!

Les chômeurs, les chômeuses sont donc indispensables à l’enrichissement du
patronat, des capitalistes ; alors que le reste de la population
s’appauvrit.
Mais ces chômeurs, ces pauvres, ce prolétariat, il faut les contenir, d’où
les lois Sarkozy (dans la continuité des lois sur la Sécurité Quotidienne
mises en place par la gauche plurielle), le rapport Bénisti, qui font
encourir des peines de prison, d’amendes aux jeunes regroupés dans les
halls d’immeubles, aux prostitués, aux mendiants, aux Roms, à toutes les
populations en situation de précarité, aux militants…

Qu’est-ce qu’on attend pour bouger, pour se mobiliser massivement,
durablement ! Ce n’est pas une grève d’un jour qui fera reculer le
patronat.
Cette journée de grève public-privée du 10 mars peut être le point de
ralliement pour la construction d’un mouvement d’ampleur.
Organisons-nous ! Appelons à des assemblées générales sur nos lieux de
travail, sur nos lieux de vie !
Pour l’instant la réponse aux attaques patronales, gouvernementales reste
partielle : seule une grève générale interprofessionnelle nous permettre
de prendre le dessus.
La CNT sera de ce combat partout où elle se trouve pour favoriser l’unité
des travailleurs à la base, l’autogestion des luttes contre le capitalisme
qui nous détruit. Utilisons nos armes : la grève, les occupations, le
sabotage, l’action directe.

Puisque personne ne galère à notre place,
que personne ne décide à notre place !

Il est possible de s’organiser autrement et de gagner. La CNT est un
syndicat indépendant de l’Etat et des partis politiques. La CNT est un
syndicat autogéré sans chefs, ni permanents. Ce sont les syndiqués qui
décident lors d’assemblées générales souveraines. La CNT est un syndicat
porteur d’un projet de transformation sociale. Contre
la double oppression de l’Etat et des patrons, elle prône la gestion
directe de la société, par ses membres eux-même


-- 
CNT interco.38



Plus d'informations sur la liste de diffusion Contacts.38