[CNT] [Lyon] 1er mai Noir et Rouge Pour la LUTTE DES CLASSES !

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Jeu 28 Avr 10:19:17 CEST 2005


CONFEDERATION NATIONALE DU TRAVAIL
UNION DEPARTEMENTALE DU RHONE
DES SYNDICATS PTT, EDUCATION, SANTE-SOCIAL, INTERCO
44, rue Burdeau 69001 Lyon
tel: 04 78 27 05 80
ud69 at cnt-f.org
Permanences: Lundi, mardi, jeudi de 18h à 20h, mercredi de 17h à 19h.


1° MAI  JOURNEE INTERNATIONALE
DE LUTTE DE CLASSE


« LA SERVITUDE C’EST LA LIBERTE » disent les capitalistes
« DE CHACUN SELON SES MOYENS, A CHACUN SELON SES BESOINS »
répliquent  les syndicalistes-révolutionnaires et les
anarcho-syndicalistes de la C.N.T.

Dans un monde soumis à la rationalité économique, les salariés sont
contraints d’intégrer les nouvelles valeurs concurrentielles que le
capitalisme instaure à l’échelle européenne et mondiale : disponibilité et
flexibilité, esprit de compétition, arrivisme, consommation frénétique,
travail non payé…

Des millions de travailleurs sont réduits au chômage et à la précarité.
Ceux qui travaillent doivent s’estimer privilégiés et se taire en
subissant le harcèlement de la hiérarchie et la souffrance engendrée par
la course à la productivité. D’après les statistiques officielles de 2001,
3,5 millions et demi de salariés vivent en dessous du seuil de pauvreté
fixé à 601 euros par mois. Selon le seuil retenu par l’Union Européenne,
ce sont 7 millions de personnes en France qui vivent avec moins de 722
euros mensuels.(chiffres Insee - 2001). Un tiers des sans abris ont
pourtant un emploi mais ne peuvent plus payer des loyers exorbitants. Dans
le seul département de Seine-St-Denis, 5000 enfants errent « sans adresse
fixe, dont les besoins primaires ne peuvent être satisfaits. » (Le Monde
du 11 janvier 2005)

Les champions de la croissance industrielle détruisent les richesses de
l’histoire humaine en les transformant en marchandises. Ils pillent les
ressources naturelles et délocalisent le travail là où l’exploitation de
la main d’œuvre est la meilleure. Les patrons de l’économie, les
politiciens et tous les réalistes qui prétendent penser à notre place,
nous incitent à accepter la misère matérielle et sociale, dont ils se
préservent dans leur univers hautement sécurisé, mais ils n’ont pas de
réponse à la misère des relations et des sentiments humains, dans un monde
où la brutalité s’exprime d’abord par des abstractions : les pauvres ne
sont que des chiffres et des variables statistiques, des coûts sociaux
qu’il faut réduire, voire supprimer. Alors la figure du pauvre redevient
figure dangereuse, et la violence légale de l’Etat réprime la révolte dans
ses prisons. Car tout le monde sait bien que par ailleurs, les riches sont
de plus en plus riches. Patronat, gouvernement et nouvelle bourgeoisie
technocratique étalent leur ignoble moralisme dans leurs 600 m2 et, sans
gêne, tentent « symboliquement » de culpabiliser les salariés en exigeant
d’eux le devoir de solidarité des pauvres envers les pauvres.
(suppression d’un jour férié, le lundi de pentecôte, où les salariés
doivent répliquer par une grève massive, des manifestations revendicatives
et le boycott des commerces ouverts ce jour-là,  16 mai !)

La solidarité c’est refuser ensemble de courber l’échine !
La solidarité, c’est l’auto-organisation et l’entraide !

Le monde du salariat accumule les échecs : en France, après le
démantèlement des retraites, ce sont l’ensemble des services publics, le
système éducatif, la Sécurité Sociale et la santé, les règles et garanties
du Code du Travail qui sont maintenant attaquées avec la collaboration ou
la passivité des grandes centrales syndicales. Le syndicalisme
représentatif organise le défoulement rituel et met en scène le simulacre
d’une contestation revendicative désarmée et inoffensive, où le moindre
mouvement de convergence des luttes est rendu impossible. Les responsables
comptabilisent les manifestants pour le marchandage salarial, mais ils
évitent surtout de faire du tort à la sacro-sainte économie, là où les
salariés ont pour arme décisive dans le rapport des forces, la possibilité
de frapper à la caisse. Entre exploiteurs et exploités, la CNT a choisi
son camp !

Si la grève générale ne se décrète pas, elle se prépare et elle s’organise !

Les solutions sociales alternatives au monde barbare qui s’organise sous
nos yeux (la Constitution Européenne prône « une économie sociale de
marché, hautement compétitive » Art. 1-3), ce sont celles que nous
mettrons en œuvre nous-mêmes, là où nous vivons. Comme en témoignent la
multiplication des initiatives collectives de base, l’auto-organisation en
assemblées générales pour débattre et décider, et l’action directe par les
individus concernés, à partir de leurs lieux de travail et des structures
collectives où ils se rencontrent quotidiennement, peuvent construire un
mouvement vivant d’émancipation qui ne soit pas à la remorque des mots
d’ordre parachutés et des stratégies politiciennes. Ce n’est pas la voie
facile où l’on s’en remet à d’autres, mais c’est la seule méthode qui ne
reproduise pas les clivages du monde actuel et qui puisse nous permettre
de « Vivre tous, mieux et autrement . »

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CONFEDERATION NATIONALE DU TRAVAIL
SYNDICAT CNT INTERCO DU RHONE

44, rue Burdeau 69001 Lyon
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Permanence les mardi de 18h à 20h


LE SEXISME CA SUFFIT !


·        Les chiffres le montrent, il existe toujours une inégalité au
travail
entre les hommes et les femmes.
·        Cette inégalité perdure malgré les lois égalitaires et les
discours sur
la parité.
·        Nous avons pris en exemple le travail, mais on la retrouve dans
tous les
domaines de la société: dans la rue, au domicile, au travail, à l’école…

Les femmes subissent une double exploitation !

·        Non seulement les femmes subissent l’exploitation capitaliste
comme tous
les travailleurs mais en plus elles sont victimes du patriarcat.
·        Le patriarcat est le système social qui organise la domination
politique, économique, culturelle, sexuelle et sociale des hommes sur les
femmes. Et ce, dans le monde entier.
·        Si le patriarcat est plus vieux que le capitalisme, ce dernier
trouve
grâce à la soumission des femmes une main-d’œuvre corvéable.
·        Tant qu’on ne se débarrassera pas de ce système qui conditionne
les rapports sociaux et interindividuels, les pratiques misogynes et les
inégalités entre hommes et femmes continueront d’exister.

Seul un changement d’attitude supprimera le patriarcat et réciproquement !

·        Il faut dénoncer dans les boîtes, cette double exploitation que
fait subir le patronat aux femmes.
·        Exiger l’égalité de traitement par le haut et se battre
solidairement
contre le patronat quel que soit le sexe.
·        A cette exploitation ne pas rajouter une oppression sur les
collègues
féminines, mais aussi sur les femmes dans la rue et les compagnes au
domicile…
·        Les femmes ne doivent plus accepter cette soumission. Elles
doivent résister et se révolter.

Le syndicat, un outil contre le capitalisme, le patriarcat
et toute forme d’oppression.

·        Pour lutter contre toute forme d’exploitation économique, mais
aussi pour intervenir dans tout les domaines de la société: antifascisme,
antisexisme, anticléricalisme, dans les quartiers, pour une autre
éducation …
·        Pour changer nos attitudes. Nous ne sommes pas parfaitEs. Nous
avons conscience d’être le produit de cette société capitaliste et
patriarcale. Mais nous pensons que c’est en nous organisant tous et toutes
ensemble sans culpabiliser, que nous apprendrons à changer, et que nous
éliminerons le capitalisme et le patriarcat.


Harcèlement sexuel et attitudes sexistes au travail

Les nombreux faits de harcèlement sexuel qui existent dans le monde du
travail restent aujourd’hui largement occultés et étouffés. Les victimes
sont généralement isolées et démunies alors que les agresseurs restent
impunis, protégés par leur statut et par la loi du silence. Selon la
commission canadienne des droits de la personne 49% des femmes qui sont
sur le marché du travail ont déjà subi des attentions sexuelles non
désirées. La majorité des personnes qui font du harcèlement sexuel sont
des hommes. Généralement ils sont en situation de pouvoir par rapport à
leur victime, mais des collègues peuvent aussi harceler sexuellement leur
pair.
En France le délit de harcèlement sexuel n’a té crée qu’en 1992 (code
pénal art 222-33 ) « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des
faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 1500
euros. » Avant l’adoption de ce texte, les personnes victimes de ces
agissements ne disposaient d’aucun recours juridique . (voir aussi article
l122-46 du code du travail )
Mais la loi française ne précise pas à quel moment il s’agit d’avances
sexuelles. La commission canadienne des droits de la personne définit le
harcèlement sexuel comme tout geste répété ou propos inopportun répété que
vous trouvez offensant ou humiliant. Il se définit surtout par le fait
qu’il vous diminue, vous rabaisse, vous humilie ou vous embarrasse. C’est
à la victime du comportement de déterminer si un comportement est
inopportun et non à l’auteur de ce comportement. C’est donc l’effet du
comportement et non l’intention de son auteur qui détermine s’il y a eu
harcèlement. Le harcèlement sexuel peut inclure des mots, des images ou
gestes dégradants, plaisanteries offensantes, des contacts physiques et
des demandes d’ordre sexuel pouvant être abusifs. Malgré la loi, il est
encore difficile pour les femmes de porter plainte, tant ces violences
sont humiliantes et tant l’oppression sexiste reste présente.

Harcèlement sexuel et sexisme

Le sexisme a comme fonction de rabaisser et d’humilier les femmes, de les
remettre à leur place en leur rappelant les normes du système patriarcal.
Il rend légitime les rapports sociaux de domination des hommes sur les
femmes. Il rappelle aux femmes leur appartenance au modèle social féminin.
Le harcèlement sexuel est une partie du sexisme, mais le sexisme peut
prendre des formes ne comprenant pas d’avances sexuelles à proprement
parler. Simplement la personnalité de la personne est mise de côté au
profit de son « rôle social », d’une norme imposée. (il en est de même
pour les personnes homosexuelles).  Par exemple : langage et humour
dégradant envers la femme, regards et sourires répétés sur la jupe d’une
collègue, la vaisselle et le café systématiquement faites par les femmes,
l’adjectif hystérique employé pour une femme en colère, le mépris de la
parole des femmes en réunion, l’attribution de certaines tâches et de
certains emplois aux femmes (et inversement le refus de certains emplois
inaccessibles aux femmes) sont encore du quotidien dans le monde du
travail.

Il faut clarifier et diffuser sans attendre les informations relatives au
harcèlement sexuel et notamment la loi qui le punit, dans tous les lieux
de travail afin que les femmes sachent qu’elles peuvent avoir recours à la
justice, et pour que les hommes ayant ce type de comportement sachent que
leur comportement est punit par la loi.

Mais pour la CNT, la solution ne passe pas que par un strict respect de la
loi. Au delà, c’est un véritable rapport de force qu’il faut engager. Il
faut réagir collectivement et individuellement, combattre ces agressions,
qu’elles vous concernent directement ou qu’elles concernent une collègue.
Il faut réagir que vous soyez une femme ou un homme, ces derniers étant
trop souvent pris à parti au nom du soi-disant humour masculin (qui n’a
rien de masculin et rien de drôle).

Quelques chiffres :

Dans le privé le salaire des femmes est égal à 80% du salaire des hommes.
Les ouvrières gagnent 2270 euros de moins par an que les ouvriers
53% des RMIstes vivant seul avec ou sans enfant à charge sont des femmes
Les femmes les plus pauvres ont un revenu deux fois moins élevé que les
hommes les plus pauvres.
55% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes En 2003
Le taux de chômage des femmes est de 11,2% celui des hommes de 8,9% 81,9%
des salariés à temps partiel sont des femmes
62,8% des femmes sont actives contre 75,8% des hommes
77,4% des employés sont des femmes alors que 34.4 % des cadres et
professions intellectuelles supérieurs sont des femmes.

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Pour un 1er MAI  2005 Noir et Rouge Pour la LUTTE DES CLASSES !


mercredi 27 avril :

rencontre lecture Autour de la présentation du livre "Le chemin des
Révoltés" de Maurice Jeanniard à 18H00 à L'Arret Public des
platanes, 10, place Morel, Lyon 1er. Organisé par LIP.


Jeudi 28 avril :

projection débat, "lip 73" de Dominique Dubosc, doc 1975,61'. "Le goût du
collectif" vint aux 1300 salariés de la manufacture horlogère Lip
lorsqu'ils se mirent en grève au printemps 73, pour s'opposer au
démantèlement de leur usine et aux restructurations imposées par le trust
suisse Ebauches. Le film retrace les péripéties d'une lutte où s'est
concrétisée, pendant presque un an, une expérience sans
précédent d'autogestion ouvrière.

La projection sera suivie d'une discussion autour d'un verre sur
l'expérience des Lips et les luttes actuelles face aux attaques patronales
(temps de travail, chantage aux délocalisations etc ...) ouverture des
portes 19h,projection 20h15, restauration légère et bar, participation
libre

A l'Atelier, 91, rue Montesquieu, Lyon 7ème


vendredi 29 avril :

projection débat à 20H30

"On n'est pas des steaks hachés"  de A.Arouali et A.Galland, 54 mn

Durant l'hiver 2001-2002 à Paris, pendant 115 jours, les 40 jeunes
employé-e-s du Mc Donald's du Faubourg Saint-Denis vont tenir tête au
géant de la restauration rapide, jusqu'à la victoire ! Ils découvrent le
droit du travail, la solidarité et la lutte collective. suivie d'un débat
sur la précarité

à la librairie la Plume Noire, 19, rue P.Blanc Lyon 1er

organisée par l'Union de groupes anarchistes lyonnais et l'OCL dans le
cadre de la campagne Les libertaires contre la précarité


Samedi 30 avril

à 14h au Palais du travail 9, place Lazare Goujon Villeurbanne Métro
gratte-ciel : "Luttes sociales et répressions antisyndicales". Débat
rencontres avec des militants de la CNT. Le développement de luttes
sociales renouant avec des pratiques plus radicales, s'accompagne d'une
répression contre les militants syndicalistes Comment développer ces
luttes tout en s'opposant à la répression? Avec la participation de
salariés de l'association "les péniches du val du Rhône", de l'Arimc et
d'un camarade de la CNT de Nancy membre du collectif de soutien de Kamel
Belkadi de Daewoo organisé par l'UD CNT 69

à 19H30 au CCO de Villeurbanne 39, rue Georges Courteline "Concert -
veillée Rouge et Noire Brigada Flores Magon (Street Punk de paris) Trijas
Hip Hop de lyon tables de presse, distro bar... Paf : 8 euros, organisé
par Culture de Classe


Dimanche 1er Mai

MANIFESTATION NOIRE et ROUGE pour la LUTTE des CLASSES 10h place Gabriel
Péri (métro Guillotière) qui rejoint la Manifestation unitaire du 1er Mai
11h place Jean Macé.
Après la Manifestation, vers midi, REPAS DE QUARTIER place Sathonay (1er)
initié par Radio Canut (chacun amène à boire et à manger et on
partage).
Avec des interventions d'une Chorale Révolutionnaire.







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