[CNT] Un été meurtrier pour nos droits sociaux

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Mar 31 Juil 12:24:02 CEST 2007


UN ÉTÉ MEURTRIER POUR NOS DROITS SOCIAUX

Ils ont décidé de nous terminer de nous achever, de nous crever. Cet
été, pendant que les couches populaires vont se dorer la pilule sur les
plages polluées et que les plus pauvres restent chez eux à affronter la
canicule ou les inondations, le gouvernement se dépêche de faire passer
plusieurs projets de loi. La tendance générale des mesures qu'ils nous
ont concoctées, ce n'est pas un révélation, est à l'antisocial. Ce
gouvernement est d'autant plus dangereux que, lui aussi, raisonne en
terme de classes : toujours plus pour les riches et encore moins pour
les pauvres. Ou plutôt, enrichir les riches en prenant aux pauvres.

Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève
par le biais du service minimum dans le service public et
particulièrement dans les transports. Pourtant des limites au droit de
grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions,
etc...). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de
longues luttes en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un contexte
défavorable aux salariés, cette attaque est d'autant plus dangereuse
qu'elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour
imposer leur revendications. Par son impact, la grève signifie au patron
et à l'État que l'on ne peut exploiter des femmes et des hommes sans
craindre une réaction, elle reste donc l'arme que nous privilégions pour
imposer nos revendications.

Cette réforme a aussi pour but à long terme de privatiser le service
public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports
britanniques, elle a commencé le processus en s'attaquant au droit de
grève. Sans compter qu'en France, par la grève, les cheminots ont
souvent été à la pointe de la défense des intérêts de tous les
travailleurs (la Sécu en 1995, les retraites en 2003).

De plus, le gouvernement ne cache pas sa volonté d'étendre le service
minimum aux autres services publics. Sont particulièrement visées : La
Poste et l'Education Nationale.

L'embuscade se referme sur nous. Si nous nous battons maintenant pour
défendre les acquis que nos anciens ont obtenus parfois dans le sang, si
nous ne réagissons pas, c'est à terme le droit de grève dans le public
comme dans le privé qui sera remis en cause. Le choix est clair : se
soumettre ou résister.

PAS DE SERVICE MINIMUM ... POUR LA LUTTE DES CLASSES !
PUBLIC-PRIVÉ, RÉAGISSONS !

CNT-PTT du Rhône


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