[CNT] Ne battons pas en retraite !

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Jeu 15 Mai 22:26:15 CEST 2008


NE BATTONS PAS EN RETRAITE !

Le 28 avril, X. Bertrand, ministre du travail, accompagné du secrétaire 
d’État chargé de l’emploi et du secrétaire d’État chargé de la Fonction 
publique, a présenté ses propositions de réforme des retraites à 
certains syndicats.

41 ans pour tous… une attaque de plus contre la répartition solidaire et 
le salaire socialisé

Dans la ligne de la loi du 21 août 2003, la durée nécessaire pour 
bénéficier d’une pension à taux plein est majorée d’un trimestre par an 
pour atteindre 41 annuités, au 1er janvier 2012. Mais toujours rien sur 
la question de la pénibilité du travail : même régime pour tous, quelles 
que soient les conditions de travail ou l’espérance de vie. En même 
temps, Fillon ose déclarer que l’âge légal de la retraite va rester fixé 
à 60 ans. 22, v’là les décotes et la paupérisation du plus grand nombre.

Un financement sur le dos des chômeurs… et des salariés, au profit du 
patronat et du Capital

Le gouvernement prévoit « d’augmenter progressivement les cotisations 
d’assurance vieillesse sans augmenter les prélèvements obligatoires », 
par transfert de cotisations chômage, selon un mécanisme prévu en 2003. 
En gros, on indemnisera moins les chômeurs ou on les forcera à retourner 
travailler coûte que coûte. Ce que suggère d’ailleurs la proposition de 
baisser les allocations après deux refus d’offres « valables » (sic). En 
revanche, pas un mot sur les exonérations de cotisations patronales (26 
milliards en 2007), l’absence de cotisation sur les stock-options, 
l’intéressement ou la participation, les crédits d’impôt pour les 
dividendes distribués aux actionnaires. Et va pour leurs litanies sur la 
faillite de l’État, sur des « déficits formidables »… alors que l’argent 
est là, détourné par l’État, volé par le patronat, au profit des grandes 
compagnies privées, de la spéculation et de l’enrichissement des nantis. 
Augmenter les cotisations sociales patronales et récupérer l’argent que 
ces parasites ont volé voilà qui permettrait de revenir immédiatement à 
37,5 années de cotisations et de rétablir des régimes spéciaux pour tous 
ceux qui triment.

Ils réfléchissent à pire encore…

… et acceptent de travailler à toutes les idées du Medef et notamment, 
malgré les dernières déclarations de Fillon, au relèvement progressif de 
l’âge légal de la retraite. Du coup, ils ouvrent des perspectives pour 
faire travailler les seniors qui encore une fois sont la première cible 
de la pression sur les salariés : fin de tous les dispositifs de 
préretraite et de limites d’âge, suppression progressive de la dispense 
de recherche d’emploi (DRE) pour les chômeurs de plus de 57 ans et demi, 
amputation de la prime de départ à la retraite pour les salariés qui 
n’auront pas une carrière complète. Ils programment également la « 
libéralisation » du cumul emploi-retraite : comme les pensions vont 
irrémédiablement baisser, il faudra travailler pour combler le trou si 
on n’a pas les moyens de se payer une retraite en fonds de pension… Pour 
les patrons, rien avant 2010, aucun effort supplémentaire, tous 
satisfaits, du MEDEF à la CGPME, et à l’UPA. Le PS ne moufte même pas, 
convaincu qu’il faut satisfaire à de nouveaux sacrifices.

Pour une riposte à la mesure de l’attaque

Les mouvements de grève sur les retraites de 2003 puis de l’automne 
dernier (régimes spéciaux) n’ont pas fait reculer le gouvernement. Et 
les grèves des étudiants contre la loi LRU, des fonctionnaires pour 
leurs salaires et aujourd’hui des enseignants et lycéens sur les 
suppressions de postes se heurtent toutes à un mur. Ces grèves par 
secteur, par entreprises, les journées d’action isolées ne suffisent 
plus. Les richesses existent, plus que jamais, elles sont juste de plus 
en plus concentrées entre les mains de quelques-uns pendant que tous nos 
acquis sociaux (santé, éducation, retraite, etc.) partent en sucette. 
Nous n’avons plus le choix : face à un gouvernement de classe, il nous 
faut une riposte de classe : seule une grève générale public-privé à 
laquelle ils n’échappent que trop, depuis des années, permettra de 
renverser la tendance.

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE 22 MAI !

Finis les sacrifices imposés par un État complice ! Répartissons les 
richesses !
De l’argent il y en a… dans les caisses du patronat !

- retour aux 37,5 annuités pour tous, public-privé
- arrêt de toute exonération patronale et pour le remboursement des 
sommes déjà exonérées
- augmentation immédiate du taux des cotisations sociales patronales
- prise en compte des six derniers mois pour le calcul du salaire de 
référence pour tous, public et privé
- gestion par les seuls salariés des caisses de sécurité sociale
- retour à l’indexation des pensions sur les salaires (la retraite, 
c’est du salaire !)
- abaissement du nombre d’annuités et réduction du temps de travail en 
fonction de la pénibilité.

Extrait du site confédéral de la CNT
http://www.cnt-f.org





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