[CNT] Diverses informations en ce début mars

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Mer 9 Mar 17:21:59 CET 2011


Sommaire
1) Travailleurs sans papiers en grève de la faim en Grèce
2) Luttes dans la petite enfance
3) Répression à Oran
4) Halte à la boucherie en Lybie
5) L'État, ce grand créateur de pauvres
6) Section People & Baby : premières victoires syndicales
7) 8 mars : journée de lutte des femmes !
8) [Nantes] Prochaines dates de l'Université Populaire



1) Travailleurs sans papiers en grève de la faim en Grèce

Les 300 travailleurs sans papiers en grève de la faim à Athènes et à
Thessalonique ont décidé lundi de cesser de prendre du sel et du sucre
avec l’eau qu’ils boivent. Ce pas en avant dans le désespoir est le
résultat du refus obsessionnel du gouvernement grec de prendre en compte
leurs revendications.

Après les avoir insultés, chassés de l’université de droit et dénigré
leur combat, après avoir criminalisé les soutiens en les renvoyant
devant la justice, le gouvernement s’apprête à les laisser mourir.
Aujourd’hui plus de 66 grévistes ont déjà été hospitalisés, tant à
Athènes qu’à Thessalonique Rappelons que l’obtention de papiers en Grèce
était auparavant soumise à la condition de travail. Que le refus du
patronat Grec de délivrer des contrats en bonne et due forme a eu pour
effet le non renouvellement de leurs papiers pour 150 000 travailleurs.
Dans un contexte de répression européenne accentué, à l’encontre de tous
les migrants, la solidarité internationale est une nécessité..

Le secrétariat International de la CNT française apporte un soutien
total à leurs revendications de régularisation, d’égalité des droits, et
de dignité ; pour :

 Que les permis de séjour ne soient plus dépendants du fait d’avoir un
emploi. 
 Que tous ceux qui ont perdu leur permis pour la raison ci-dessus soient
régularisés de nouveau. 
 La défense de tous ceux dont la demande a été rejetée en 2005, après
que le dépôt de leur demande ait été accepté et après avoir été forcés
de payer des milliers d’euros chacun. 
 La mise en place d’une procédure permanente et ouverte à la
régularisation complète, qui traitera les demandes. 
 L ’abandon de toute poursuite à l’encontre des camarades qui ont agit
en solidarité avec les grévistes.

A Paris, le 02 mars 2011

Vous pouvez manifester votre solidarité en interpellant (par courriers,
fax, mails...) les autorités grecques aux adresses suivantes :
http://www.amb-grece.fr/grece_en_france/missions_diplomatiques.htm

Le secrétariat International de la CNT 
Contact : international at cnt-f.org

2) Luttes dans la petite enfance

dans le cadre de la journée de mobilisation du 11 mars dans le cadre de
« pas de bébé à la consigne » :

Tract du syndicat Santé Social & Collectivités Territoriales de la
région parisienne
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-petiteenfance-ssctrp-11mars.html

Tract de la CNT Marseille
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-petiteenfance-sam-11mars.html


3) Répression à Oran

La Confédération Nationale du Travail (CNT, France) a pris connaissance
de la répression qu’ont subi les militants oranais lors de la marche
prévue par la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie
– Oran, ce samedi 5 mars. Malgré les déclarations du président
Abdelazziz Bouteflika et la levée de l’état d’urgence, les marches
demeurent dans les faits interdites et les méthodes employées pour
empêcher le peuple algérien de s’exprimer ne changent guère. Cette
fois-ci, une centaine de personnes ont été arrêtées et les arrestations
étaient ciblées, les policiers en civil présents utilisant des photos,
une liste de noms et des indicateurs. Parmi les personnes arrêtées,
figuraient une dizaine de journalistes et des militants de la CNCD-Oran.

La CNT-F dénonce une fois de plus la répression que le pouvoir algérien
oppose systématiquement à la contestation, et notamment les
arrestations, ainsi que la volonté du système algérien de museler la
presse.

La CNT-F réaffirme son soutien aux luttes des peuples pour leur liberté
et leur dignité, et notamment aux luttes du peuple algérien. 

Le Secrétariat International de la CNT-F


4) Halte à la boucherie en Lybie

La CNT-F exprime son indignation face à la forte répression que subit le
peuple libyen depuis quelques jours : au moins un millier de personnes a
perdu la vie depuis que les manifestations ont éclaté pour exiger le
départ du dictateur Muammar Kadhafi.

Les forces de l'ordre ouvrent systématiquement le feu sur la population,
et ont également recours à des roquettes antichars pour disperser les
manifestants. Plusieurs villes du pays sont, pour l'heure, le théâtre de
violents combats. Le pays est au bord de la guerre civile ; les
dernières déclarations de Khadafi laissent à penser qu'il a choisi les
massacres et le bain de sang pour étouffer la juste révolte du peuple
contre son régime.

Nous réaffirmons notre soutien au peuple libyen en lutte et exigeons
l'arrêt immédiat des massacres. La CNT-F dénonce une fois de plus les
positions néo-coloniales et complices de la France, de l'Europe et des
Etats-Unis et rappelle la nécessité de l'autodétermination des peuples.
La simple condamnation, de la part des gouvernements qui se lavent les
mains et n'attendent que la suite des événements pour se positionner,
est insuffisante  !

La CNT-F  appelle à rejoindre toutes les initiatives de soutien à la
lutte du peuple libyen contre la dictature. Partout dans le monde : le
peuple uni ne sera pas vaincu !

Halte aux massacres ! A bas la dictature de Khadafi !

-- 
Secrétariat International de la CNT-F
33, rue des Vignoles
75020 Paris

www.cnt-f.org/international


5) L'État, ce grand créateur de pauvres

Le Ministre du Budget présente ce 7 mars ses conclusions dans le cadre
de la résorption de la précarité dans la fonction publique. L'occasion
de mettre en lumière l'abus de contrats précaires par les services de
l'Etat.

Les statistiques sont honteuses. En 2009, plus de 1,1 millions de
personnes, étaient employées par les différentes fonctions publiques
sous des contrats précaires. EVS / AVS ou profs contractuels dans
l'Education Nationale, agents de services ou personnels techniques dans
les hôpitaux, on les retrouve à tous les postes dans la fonction
publique territoriale. 

Outre la précarité leur point commun est qu'ils occupent généralement
des postes représentant un besoin des institutions. Alors qu'un contrat
à durée déterminée doit dans le privé correspondre à un besoin
temporaire, l'administration se complait à maintenir en contrats
précaires des emplois correspondant à des postes de titulaires.

Face à cette situation le gouvernement avait promis de mettre en place
des dispositifs de « résorption de l'emploi précaire ». Pourtant, alors
que 23% des postes de la fonction publique sont occupés par des
précaires et qu'une bonne partie d'entre eux reçoit un salaire inférieur
au seuil de pauvreté, le gouvernement ne propose aucune avancée
concrète. Au contraire il prévoit de mettre en place un véritable
parcours du combattant avec à l'issue de nombreuses années de CDD, un
passage par 6 années de CDI avant une possible titularisation suite à
des concours généralement déconnectés de la réalité des emplois occupés.

Encore pire, alors que ces contrats continuent à paupériser des pans
entiers de la population, le gouvernement teste le Contrat d'Activité
(CDA). Ce nouveaux contrat est limité dans le temps à la réalisation de
la mission confiée au salarié sans aucune possibilité de déboucher sur
une titularisation. C'est une véritable mise en place d'une précarité à
vie.

La CNT condamne cette précarisation des travailleurs et réclame :
-l'arrêt du Contrat d'Activité
-la création de nouveaux corps pour les emplois correspondant à des
besoins (AVS / EVS dans l'Education Nationale...)
-la titularisation des CDI de la fonction publique
-la titularisation sans condition de tous les contrats précaires de la
fonction publique

Le Secrétariat Relations Médias de la CNT

6) Section People & Baby : premières victoires syndicales

La lutte de cinq jeunes syndiquées CNT contre leur licenciement chez
People & Baby a été un des combats de la CNT en 2010. Deux événements
récents renforcent la légitimité de la section au sein de l’entreprise.

Tout d’abord, en fin d’année 2010, les élections professionnelles (CE et
DP) à People and Baby ont vu une liste CNT-CGT remporter quelques 26%
des voix, et ce malgré l’ énorme pression de la direction à l’encontre
des salariées et la campagne massive de désinformation à l’encontre des
syndicalistes CNT et CGT. 
La CNT est donc devenue, suite à ces élections, représentative au sein
de l’entreprise, et la liste CGT-CNT a eu plusieurs élus CE et DP. Une
première désillusion pour le patron de People and Baby, Christophe
Durieux, qui a été suivie le 11 février 2011, par une nouvelle sûrement
autrement plus difficile à accepter : le refus par le ministère du
Travail de donner l’autorisation de licenciement de la déléguée
syndicale CNT dans l’entreprise. En effet, alors que l’inspection du
travail avait déjà refusé ce licenciement, la direction de People and
Baby avait fait un recours contre cette décision, mauvaise idée !

Mais, malgré ces premières victoires, la lutte continue : si la déléguée
syndicale CNT est aujourd’hui confirmée dans son action et sa
légitimité, les quatre autres adhérentes de la CNT, qui ne sont elles
pas des salariées protégées, restent licenciées pour leur activité
syndicale. 
Plusieurs procédures prud’homales ont été engagées pour faire prononcer
la nullité de ces licenciements et obtenir la réintégration de ces
salariés.

Par ailleurs, le 9 mars prochain la CNT organise une journée de soutien
avec un rassemblement devant le siège de People and Baby ainsi qu’une
soirée dans son local (rue des Vignoles à Paris), à l’occasion des un an
de la grève de la section CNT dans l’entreprise qui a occasionné le
licenciement des adhérentes.(Voir dossier de presse).

L’enjeu de cette lutte est fort, car il s’agit de forcer une direction à
respecter le droit syndical, de mettre fin à l’impunité patronale au
sein de People and Baby et de permettre aux salariées de cette
entreprise de ne pas se faire licencier pour oser réclamer des droits.
Car chez People and Baby, les salariés partent mais les enfants restent.
Les démissions, ruptures conventionnelles, licenciements et arrêts
maladie se multiplient : l’intérêt économique et financier prime sur
l’intérêt des enfants et de leurs parents.

Ne laissons pas la petite enfance se déliter dans les mains de patrons
qui ne pensent qu’à leur compte en banque. Il ne doit pas exister de
crèches ou haltes- garderies "low cost" avec des salariés traités comme
de vulgaires mouchoirs.

Au-delà la lutte de la section syndicale CNT People and Baby pour la
reconnaissance du droit syndical et la défense des conditions de travail
des salariés, c’est la question de l’avenir de toute la petite enfance
qui est en jeu : « Nous ne lâcherons rien ! »

6) 8 mars : journée de lutte des femmes !

Le 8 mars est la journée internationale des luttes des femmes. Il est
tentant de considérer une journée unique de commémoration et de
revendication des luttes des femmes comme désuète et insuffisante.
Pourtant la réalité des chiffres est bien là...

Si l’émancipation des femmes est en partie liée à leur émancipation
économique, et donc à leur accès au travail, n’oublions pas que là aussi
elles continuent à subir harcèlements, exploitations ou précarité de
manière plus forte encore que leurs homologues masculins dont la
solidarité n’est souvent pas aussi forte qu’elle devrait l’être.

C’est pour cela que Clara Zetkin, militante allemande, fit adopter en
1910 à Copenhague par la conférence de la IIe Internationale socialiste
l’idée d’une journée internationale des luttes des Femmes. Ce sera le 8
mars. Le temps et la mémoire s’effaçant, cette journée n’est souvent
plus présentée que comme une simple journée de la Femme, qui bientôt, si
nous n’y prenons garde, ne comptera guère plus que la Fête des mères
instaurée par Pétain ou la Journée des secrétaires.

Depuis les combats et avancées gagnés par les mouvements féministes des
années 70, les luttes des femmes et leurs militantes subissent opprobre
et attaques diffamatoires. Aujourd’hui, selon le discours dominant, nous
serions tentés de croire que les dernières conquêtes féministes encore
d’actualité seraient la parité parlementaire ou au sein des conseils
d’administration des grandes entreprises.

Pourtant les chiffres sont là : 
 le revenu moyen des femmes est inférieur de 30% à celui des hommes. 
 le salaire horaire est inférieur de plus de 20% ; atteignant même 29%
pour certaines catégories. 
 le taux de chômage est plus élevé de 15% pour les femmes, allant même
jusqu’à 50% après 50 ans. 
 30% des femmes travaillent à temps partiel, contre 5% des hommes. Plus
d’un million d’entre elles ne l’ont pas choisi. 
 une femme à la retraite touche en moyenne moitié moins qu’un homme.

CNT - secrétariat média

7) [Nantes] Prochaines dates de l'Université Populaire

15 mars 20h30 - B17, 17 rue Paul Bellamy - tram 50 Otages
Sites web : comprendre et concevoir : la suite
Les différentes façons de mettre en place un site web, etc. Le tout en
pratiquant ! (Apportez votre machine si possible). Suite de la séance du
22/02.

22 mars 14h00-18h00 - Salle A de la Manufacture, rue Stalingrad - tram
Manufacture
Les Sociétés Coopératives de production (SCOP)
Les Scop, entreprises où les salariés détiennent au moins la moitié du
capital, peuvent-elles ouvrir à des formes d'autogestion ?

29 février 20h30 - B17, 17 rue Paul Bellamy - tram 50 Otages
Michel Foucault
Michel Foucault, auteur d'ouvrages sur la psychiatrie, la médecine, la
prison, le pouvoir, comme base d'une boite à outils philosophiques pour
lutter.

2 avril 15h00 - Le Rafiot, 4 rue de la Paix à Bouguenais - tram les
Couëts
« Les mots jamais dits »
Il y a des mots que l'on tait, que l'on cache, pourquoi ? Par pudeur ?
Parce que ce n'est pas joli ? Parce que ce n'est pas de la littérature ?
Deuxième séance de notre cycle d'ateliers d'écriture.

5 avril 20h30 - B17, 17 rue Paul Bellamy - tram 50 Otages
Le surréalisme
Deuxième séance de notre cycle d'Histoire de l'Art au XXeme siècle.

Charte de l'Université Populaire
Depuis octobre 2009, la CNT de Nantes a initié un projet d'Université
Populaire, elle souhaite désormais élargir cette démarche à de nouveaux
intervenants, tout en continuant à s'y investir pleinement. Ainsi, son
fonctionnement est maintenant séparé de celui du syndicat ; une
commission chargée de son organisation se réunit régulièrement et
fonctionne selon les principes de l'autogestion. Chacun y a son mot à
dire, le fonctionnement se fait de façon horizontale, sans dirigeant. Il
y est mis l'accent sur le savoir écouter, la rotation des tâches, etc.

Le projet s'intègre dans une logique de lutte sociale pour la
réappropriation de l'éducation, en la construisant ici et maintenant
sans attendre une hypothétique opportunité institutionnelle. La gratuité
et l'auto-formation des travailleurs en sont des fondements essentiels.

Un certain nombre de grands axes caractérisent la démarche :

* Une opposition radicale aux discriminations.
* Une volonté de sortir du mode de transmission universitaire, trop
académique. Par ailleurs, nous ne voulons pas limiter nos participants
aux seuls étudiants et aucun pré-requis n'est exigé en terme de
formation pour pouvoir participer à l'Université Populaire. Le refus des
disciplines qui ne dialoguent pas entre elles est aussi une
préoccupation portée par le projet. Ensuite, l'accent est mis sur le
refus du cloisonnement et des classements de valeur entre les types de
savoirs.
* Le souhait de mettre en place une réciprocité élève / professeur.
Ainsi, chacun peut se trouver à tour de rôle formé puis formateur, y
compris sur un même sujet. On a tous des savoirs-faire à partager.
* L'accent est mis sur le droit à l'erreur, les séances sont organisées
collectivement en amont.
* L'envie d'apporter à chacun, non pas une qualification ou un diplôme,
mais du plaisir, un savoir-être, un développement du sens critique (en
opposition au formatage qu'entraine l'éducation classique), la faculté
de se prendre en main. En bref, une autonomie et une émancipation tant
au plan collectif qu'individuel.

Comme l'Université Populaire, cette charte est vivante, participative et
peut être modifiée.
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