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Lun 27 Juin 16:06:57 CEST 2011


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De : "Temps Noirs" <tempsnoirs at no-log.org>

Date : 26 juin 2011 21:53:59 HAEC

À : Bretagne_Libertaire at yahoogroupes.fr

Objet : [Bretagne_Libertaire] Refusons  d’être pucés comme du bétail - Non
à la
carte à puce “Korrigo”

Répondre à : Bretagne_Libertaire at yahoogroupes.fr


                   Communiqué du Collectif brestois anti-sécuritaire

 Le Collectif brestois anti-sécuritaire (ex collectif 29 contre la loi
 Loppsi 2) souhaite alerter la population et interpeller les élus sur les
 risques liberticides et discriminatoires concernant le projet de BMO et de
 Kéolis de mettre en place un système de billettique utilisant des cartes à
 puces RFID dans le réseau des transports de la communauté urbaine de
 Brest.

 Les puces RFID sont de minuscules étiquettes électroniques lisibles à
 distance. Elles sont de plus en plus utilisées pour tracer les produits de
 consommation et les animaux. Utilisées par les opérateurs de transport
 public, les puces RFID peuvent contenir des données personnelles
 rattachées au nom de l’abonné (nom, prénom, adresse, mail, numéro de
 téléphone, photo....). Avec l’utilisation de cartes nominatives, la date,
 l’heure et le lieu des trois dernières validations (qui, quand, où) des
 usagers seront enregistrées en temps réel par Kéolis.

 L’utilisation de la carte à puce nominative porte atteinte au principe
 d’aller et venir anonymement. Même à jour d’abonnement, l’usager aura
 désormais l’obligation de « valider » son titre de transport devant les
 bornes de contact lors de chaque trajet sous peine d’amende. Porter
 atteinte à sa propre vie privée devrait t-il être demain la règle à Brest
 pour les usagers des transports publics ?

 Pratiques douteuses

 Si aujourd’hui les opérateurs de transport public proposent aux usagers
 des cartes anonymes, le Collectif brestois anti-sécuritaire note que dans
 la pratique tout est fait pour inciter les usagers à souscrire à un
 abonnement nominatif permettant le traçage des voyageurs.
 A plusieurs reprises la CNIL (Commission Nationale Informatique et
 Libertés) a mis en avant les pratiques douteuses des opérateurs de
 transport en commun en ce qui concerne la vente de cartes de transport
 munies de puce RFID : manque d’information sur les passes anonymes,
 absence de véritable choix pour l’usager entre des déplacements anonymes
 ou nominatifs, instauration d’un coût supplémentaire pour obtenir un titre
 de transport anonyme.

 Dans son avertissement adressé à Kéolis Rennes (STAR) en janvier 2009, la
 CNIL a constaté que de 2006 à 2008, "53 passes anonymes ont été vendus
 pour 186 650 passes nominatifs" et que "pour un utilisateur régulier, le
 passe anonyme revient donc, selon son âge, entre 2,5 et 4 fois le prix
 d’un abonnement nominatif" !

 Discriminations tarifaires

 Le Collectif brestois anti-sécuritaire trouve inadmissible que les usagers
 bénéficiant de tarifs réduits et sociaux (étudiants, retraités,
 chômeurs...) soient demain contraints d’acheter un passe nominatif pour
 conserver leur avantage tarifaire. Par ailleurs, les salariés bénéficiant
 d’un remboursement intégral ou partiel de leur titre de transport par leur
 employeur seront contraints à l’acquisition d’un passe nominatif. Pour
 conserver leur droit à se déplacer anonymement, ces catégories d’usagers
 n’auront pas d’autre choix que de renoncer à leur avantage tarifaire et
 devront payer leur titre de transport plein pot ! L’impossibilité pour
 l’usager de souscrire un abonnement anonyme avec un titre hebdomadaire,
 mensuel ou annuel apparait contradictoire avec la liberté de choix.

 Un traçage régional en perspective

 En Bretagne, les cartes à puces RFID devraient être mises en place à
 Quimper fin 2011, à Lorient et à Brest courant 2012. Les villes de
 Saint-Malo, Vannes et Saint-Brieuc réfléchissent à la mise en place de ce
 système de billettique. L’objectif à terme pour les collectivités
 territoriales et Kéolis est de pucer les cartes de transport pour toute la
 région : bus, tram, métro, TER. La Bretagne, désormais le laboratoire de
 l’acceptation de la société de surveillance généralisée ?



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