[Liste-ftte] Grèce : Pour étendre la révolte !

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Jeu 16 Fév 19:13:01 CET 2012


		Encore un texte qui revient sur la journée du 12 et les suites à lui donner.  
Source: http://fr.contrainfo.espiv.net/


Bernard

Grèce : Pour étendre la révolte ! 		
  Avant tout, il s’agit de  clarifier le fait que les événements du 12 février sont impossibles à  retranscrire par mots. Les luttes dans les rues d’Athènes et des autres  villes grecques ont atteint un certain degrés de révolte, et la colère  du peuple éclatant simultanément, fait de la retranscription des  innombrable actes d’insurrection de chacun, une tache impossible à  réaliser. Néanmoins, nous tenterons de détacher ici le plus important,  tel que nous l’avons vécu depuis les barricades d’Athènes et comme les  ont transmis nos compagnons depuis les tranchées contrainformatives.
 NOUS DEVONS DÉTRUIRE L’EXISTANT 
 Athènes : Les députés votent “oui, à tout” alors que la ville s’enflamme
 Peu après minuit, s’acheva la comédie bourgeoise au Parlement grec.  199 des députés ont voté “oui, à tout”, acceptant le nouvel accord avec  la Troïka, et condamnant, de nouveau, le peuple à la misère. La maudite  Presse du régime, propageait ses calomnies contre les anarchistes et les  insurgés, pendant que Alexis Tsipras, président de la Coalition de la  Gauche “Radicale” dénonçait “les forces para-étatiques qui mirent feu à  la ville”. Alors que les sbires du pouvoir, comprenant les marionnettes  gauchistes de la démocratie, dénonçaient les luttes de la rue, la fumée  noire de plus de 40 bâtiments incendiés montait jusqu’au ciel, envoyant  un message de résistance et d’insoumission au monde entier.
 Syntagma: La foule recelait de tout
 Selon les estimations, autour de 500 000 personnes sortirent dans les  rues athéniennes la nuit du dimanche 12 février. Néanmoins, il  s’agissait d’une foule bigarrée, au sein de laquelle se côtoyaient des  patriotes gauchistes ou d’extrême-droite, de nombreux stalinistes du  PAME, des groupuscule trotskistes, beaucoup de personnes d’âge moyen  sans appartenances politique particulières, des groupes d’ultras  d’équipe de football, divers syndicat et assemblées populaires, beaucoup  d’immigrants, de jeunes insurgés et des groupes anarchistes d’action  directe dispersés dans la place. La foule siégeait face au Parlement,  criant ” Police, Cochon, Assassin” mais la majorité d’entre eux  n’apparaissaient pas animés d’une envie d’attaquer les forces  anti-émeutes ni d’envahir le bordel de la démocratie.
 Les rues ardentes d’Athènes :
 Apres 19 heures, au croisement de la rue Panepistimiou et  Voucourestiou, s’élevait une grande barricade. Le sol était jonché de  pièces de la bataille qui s’était déroulé peu avant et les vitrines des  magasins des deux cotés de la rue, détruites. Beaucoup de manifestant se  dirigeait de nouveau vers Syntagma, d’autre vers le quartier de  Kolonaki tandis que d’autres restaient derrière la barricade vers  Propileos. Quelques 200 mètres plus bas, dans la même rue, ou environ  500 ou 600 anarchistes, autonomes, jeunes insurgés et prolétaires  luttaient farouchement contre les brigades anti-émeute qui bloquaient  l’accès à Syntagma. Les explosions de molotovs renforcés avec de la  dynamite, ainsi que les grenades assourdissantes, s’entendaient de tout  côté. Les rues étaient pleines de morceaux de marbre et blanchies par  les lacrymogènes. Peu à peu, les informations passèrent de bouches à  oreille et se décomptèrent les nombreux affrontements, les incendies et  les saccages dans les rues du centre, de la place Syntagma à Omonia, et  de la rue Solonos à Monastiraki. Cependant, avoir une image complète de  l’émeute à ce moment-là est impossible.
 L’occupation de la Faculté de Droit et la jeunesse sauvage métropolitaine
 
 “Appel urgent:. Nous avons besoin de plus de personnes pour garder la  rue Akadimias  de la police et assurer le retour en sécurité de ceux  qui luttent à Propileos”. Ce fut l’un des messages transmis par les  mégaphones de la Faculté de droit squatté dimanche soir. Les brigades  anti-émeute attaquaient continuellement les insurgés qui restaient dans  la rue Akadimias et après une demi-heure, ils réussirent à les faire  retrancher jusqu’aux abord de la faculté. Durant plus de 2 heures, les  porcs ont lancé des gaz lacrymogènes, des grenades choc, des balles en  caoutchouc et des pierres contre nous, qui défendions par tous les  moyens possibles, l’occupation. Quelques 200 enragés, enfants de la  jeunesse sauvage, levaient leurs têtes encapuchonnées, défiant  réellement l’autorité de la police. Ceux la condamnés de “minorité  violente” par les réformistes et les divers réactionnaires. Cette  “minorité”, qui met le feu aux fondations de la civilisation  capitaliste, réussi à maintenir ouvert le plus important centre de  lutte, dans les moments les plus critiques de la journée, offrant alors  refuges aux manifestants poursuivis. Entre les gens qui passaient par la  rue, se trouvait de nombreux manifestants anciens, portant des masques  anti gaz, incitant les jeunes à résister et lutter. Malgré la répression  féroce, il parut évident que les manifestants refusaient de laisser les  rues, et nous eurent l’impression qu’il y avait une acceptation  routinière par la foule, de ce qui se passait: les alarmes qui  sonnaient, les propriété détruites, les magasins saccagés, les  affrontements et les bâtiments en feu… L’occupation de la Faculté de  Droit s’acheva finalement le lundi matin, le 13 février, malgré les  dernières communications expliquant la volonté des occupants de  continuer. Néanmoins, l’occupation de la Faculté a été, durant ces jours  ci, du 9 au 13 février, un bastion du soulèvement du 12, et partie  intégrante de la lutte.
 Le jour d’après et la nécessité d’étendre la révolte au niveau mondial
 Le matin du lundi 13 février, et après des heures d’effort, les  pompiers réussirent à éteindre finalement les flammes de la liberté. Au  total 79 manifestants furent arrêtés à Athènes et plus de 50 souffrant  de lésions occasionnés par les charges policières furent hospitalisés.  Le lundi après-midi, quelque 150 solidaires se rendirent aux tribunaux  de Evelpidon pour témoigner du soutient aux personnes arrêtés et exiger  leur libération, pendant que les personnes arrêtées le premier jours de  la grève générale, le 10 février, étaient mis en liberté sous caution.
 La situation actuelle à Athènes, parait être revenue à une normalité  extrêmement fragile, maintenant que peuple semble avoir atteint ses  limites de tolérance. Le régime capitaliste en Grèce, mais aussi dans le  reste de l’Europe et par le monde, sait que les flammes qui se levèrent  dans les rues grecques le 12 février peuvent allumer la mèche dans  d’autre endroits. Nous avons l’obligation de faire réalité ce cauchemar,  car si cette révolte ne s’étend pas au delà des frontières étatiques,  nous n’atteindrons pas la victoire.
 Dans des moment comme ceux ci, quand l’Histoire se rend aux mains de  ceux qui l’ont écrite avec leur sueur et leur sang, la solidarité  internationale et réciproque est plus importante que jamais. Se  solidariser avec la lutte en Grèce signifie mettre le feu aux  infrastructures de l’État et du Capital, qui se situe au pas de ta  porte.
 Pour étendre la révolte !
 Solidarité internationale et explosive entre tout les opprimés !
 Mort aux États et au Capital !

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