[Liste-ftte] [Chroniques grecques] N° 9 : L’ombre du régime fasciste (Juras Libertaire)

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Ven 17 Fév 19:46:27 CET 2012


 							 		  		 	   			 			[Chroniques grecques] N° 9 : L’ombre du régime fasciste  			 				Posted on 17 février 2012 by juralib			
  				 				« Qvec 400€, tu ne vis pas, tu te soulèves... »

 Depuis la nuit insurrectionnelle du 12  février à Athènes, la parole et l’action se libèrent à toutes les  échelles : on ne compte plus les textes et témoignages, à Athènes  surtout mais également des autres villes, de prises de positions par des  syndicalistes « classiques » et autres « citoyens » en faveur et  hommage aux combattants anarchistes révolutionnaires qui prennent une  influence considérable dans la complicité populaire. Des textes parfois  très courts, d’un seul paragraphe, comme celui-ci :
 Une personne  merveilleuse … elle  te tient la main, elle t’aide, elle te parle pour  ne pas que tu aies peur, elle chante, elle crie ; pendant que les gaz  lacrymo tombent autour de toi, elle te soulève quand tu tombes, elle te  guide quand tu es aveuglé ; elle recule et elle se regroupe, et encore  une fois elle crie, elle chante jusqu’à tard le soir où l’attaque s’est  faite de tous les moyens… une personne merveilleuse.
 Ou bien des textes et témoignages de prises de position plus conséquents tels que ceux-ci :
 http://www.wikistrike.com/article-temoignage-la-verite-sur-la-nuit-de-violence-du-12-fevrier-en-grece-99337552.html
 ou encore http://fr.contrainfo.espiv.net/2012/02/16/grece-pour-etendre-la-revolte/, et bien d’autres encore.
 Mais cela va dans les deux sens de la  guerre sociale, et autant d’articles prennent violemment position contre  les « casseurs envoyés et téléguidés par le gouvernement et la police  », délires staliniens qui se partagent également dans l’inconscient  populaire, mais, il nous semble, à bien moindre échelle et d’une bien  moindre portée. Toutefois, la guerre contre les ennemis staliniens va  s’intensifier.
 Les combattants de Grèce sont également  très attentifs aux mouvements et actions de solidarité par-delà l’Europe  avec la révolte grecque, à Madrid, Lisbonne, Bruxelles, Francfort,  Lyon, Paris, Copenhague, etc.
 L’heure est à l’internationalisme actif  dans la guerre de classes, et au renforcement de cette « Internationale  Invisible des combattants sans chefs » par-delà et contre les frontières  (cela va de nouveau faire cogiter un peu le délire d’Etat sur une  prétendue organisation internationale figée). Plusieurs appels et  communiqués importants circulent déjà dans cette perspective ouverte  dont voici un des plus influents : http://www.humanite.fr/monde/lappel-de-mikis-theodorakis-les-banques-rameneront-le-fascisme-en-europe-483044.
 Sur la situation en Grèce même, quasiment  toutes les occupations dont les plus cruciales tiennent toujours, et de  nouvelles éclosent chaque jour, tandis que les actions directes  incendiaires contre les banques reprennent dans plusieurs villes (Contra Info fait de bons rapports réguliers et détaillés sur la question).
 Cependant, l’Etat contre-attaque.
 Des condamnations éclair ont déjà été  prononcées contre des dizaines de camarades. Mercredi 15 février au  soir, d’après un article sur Indy Athens, une dizaines d’escadrons de  MAT appuyés par une colonne de voltigeurs Delta ont attaqué directement  au cœur d’Exarchia provoquant quelques affrontements avant qu’ils  évacuent la position. Stratégie de la terreur.
 Si d’innombrables « petites » manifs de  quartiers et locales sont quotidiennes avec des actions directes  désormais systématiques, il n’y a plus d’appel de grande envergure. Nous  traversons une période difficile, pleine de pièges et de fausses  annonces. Ainsi, les syndicats ont appelé à manifester à Syntagma pour  dimanche matin, mais tous les combattants savent bien qu’ils vont se  retrouver à 200, que cela va durer une demie-heure avec surtout la  fonction de contrôler et arrêter tout « élément casseur ou anarchiste  suspect ».
 Par ailleurs, de sévères mesures et  décrets à effet immédiat limitant le droit de manifester au centre-ville  d’Athènes commencent à émerger. D’où à nouveau, de nouvelles  perspectives révolutionnaires, certainement moins spectaculaires que le  soir du 12 février, mais qui s’intensifient, à l’échelle locale des  quartiers. Ce que l’Etat ne peut que très difficilement contenir, de  même pour les staliniens. La lutte continue donc, c’est une évidence, et  ne s’est aucunement interrompue depuis le 12 février, mais plus  profonde, plus directe, plus généralisée dans les quartiers.
 Simultanément, la Troïka annonce que ce  plan de rigueur « enfin adopté », cela ne suffira finalement pas et  commence à admettre officiellement l’exclusion économique et politique  de la Grèce de la zone euro, abandonnée aux forces spéciales de  contre-insurrection et à un régime qui se durcit. Ainsi, le PASOK (PS),  le ministre de l’économie et des finances grec, et quelques membres du  LAOS (parti néonazi) commencent à soutenir la nécessité de maintenir le  pouvoir en place jusqu’à 2013 et d’annuler les promesses d’élections  pour avril (également sous la pression des ministres des finances  européens). Confusion qui va de pair avec l’évidence du chaos de mars en  Grèce, avec la mise en faillite, la mise sous tutelle colonialiste par  l’Allemagne et l’exclusion de l’UE.
 Par ailleurs, quelques annonces sciemment  confuses mais toutefois inquiétantes commencent à éclore quant à une  éventuelle participation active des forces maritimes, aériennes et  terrestres de l’armée grecque dans la très prochaine guerre contre  l’Iran par les USA et Israël. Les ombres de la guerre impérialiste et du  fascisme comme garantes de l’unité nationale bourgeoise se précisent.
 Voici le détaillé du dernier décret sur un article d’Indy Athens :
 changer la loi  pour organiser des manifestations dans le plan de centre-ville, selon  les rapports, le gouvernement à la suite de ce qui a été dit lors de la  réunion largement lieu ce soir à la Maison-Blanche Maximos dans le  Premier ministre sur les actes de vandalisme récent.
 - Toute personne  qui veut protester aujourd’hui dans le centre-ville devrait demander la  permission écrite de la police et les autorités municipales, cinq jours  avant de procéder à la démonstration.
 - N’importe qui  peut remplir la commande et la sauvegarde de la manifestation organisée à  travailler avec la police et celui de chercher, avec une compensation,  d’autres mesures de sauvegarde. Sinon, pour tout dommage aux biens  publics et privés assume l’entière responsabilité d’indemnisation. Si  l’organisateur a demandé des mesures supplémentaires de sauvegarde et  pertes a eu lieu, la responsabilité pour les dommages subis par la  police.
 - Tous les  protestations autres que ceux détenus par les grèves dans tout le pays  GSEE et l’ADEDY, le chemin de la Journée de l’Université et doit  nécessairement occuper une voie. Sinon, les chemins d’accès dans le  centre commercial d’Athènes n’est pas autorisé.
 Situation difficile.
 ***
 Communiqué et prise de position de l’Union Syndicale Solidaires
 Pour conclure, quelques nouvelles vidéos saisissantes de la nuit insurrectionnelle du 12 février à Athènes :
 > Les porcs ramassent. ACAB
 > Combattants et masse populaire qui chargent les lignes ennemies
 > Combattants à l’avant, qui attaquent la flicaille, la masse populaire en soutien qui charge
 > Zone de front, les combattants des premières lignes
 > Combattants, peuple et barricades enflammées
 Jeudi 16 février 2012.
 							



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