[Diffusion CNT Nantes] Chili : la police tue

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Mer 3 Mar 22:59:15 CET 2021



Ci dessous un communiqué écrit par un camarade chilien du syndicat de la 
CNT à Nantes
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Mercredi 3 mars 2021

CHILI : LA POLICE MEURTRIÈRE ET L'IMPUNITÉ


En février 2021, l’État chilien aura assassiné à main armée 4 personnes. 
Ces meurtres n’ont pas été commis pour des raisons politiques, mais bien 
pour démontrer à quel point les forces de police sont hors de contrôle. 
Les privilèges et l’impunité devant la loi encouragent une brutalité 
policière croissante, l’institution étant dotée de pouvoirs qui 
augmentent à chaque nouvelle réforme.

Le 5 février, à Panguipulli, au Chili, vers midi, Francisco Martínez 
Rojas a été abattu par un policier, la scène étant filmée par des 
passant·e·s. C’était un simple contrôle d’identité. Le policier la 
criblé de 5 tirs en plein jour, en plein centre ville.

Le 8 février, à Santiago, la police a prétendu que Camilo Miyaki s’était 
« suicidé » à l’intérieur de la seule cellule sans caméras de 
surveillance. Camilo a été détenu pour ne pas avoir son attestation de 
déplacement Covid. Pendant la nuit, sa petite amie a pu le voir et son 
visage était déformé par les coups de la police. Si l’enquête n’est pas 
encore terminée, ce fait recoupe les rapports antérieurs sur ce même 
poste de police, où les policiers ont déjà menacé un autre détenu 
d’éteindre les caméras pour l’assassiner à l’intérieur de la cellule.

Le 9 février, deux policiers ont été vus abandonnant devant un 
établissement de santé le corps de Jaime Veizaga, un citoyen bolivien 
brutalement battu. L’homme a été retrouvé par un agent de santé qui a vu 
comment les policiers l’ont laissé par terre et l’ont cogné une dernière 
fois avec des bouteilles d’eau. Jaime est décédé quelques minutes plus 
tard.

Le 17 février, également à Panguipulli, Emilia Milen Herrera, membre de 
la communauté mapuche de Lof Llazkawe et militante des droits des trans, 
a été assassinée. Pas par les forces de police, mais par des gardes 
privés d’un condominium voisin de la communauté. Les résident·e·s de la 
copropriété avaient appelé la police pour évacuer des vacancier·ère·s 
qui campaient sur la plage, la police a convenu avec elleux qu’illes 
pouvaient rester sur place, mais ce sont les gardes privés qui les ont 
expulsé·e·s avec des menaces. Les vacancier·ère·s ont demandé le soutien 
des membres de la communauté qui sont allés affronter les gardes, 
lorsqu’une balle a tué Emilia.

Le pouvoir politique est en crise dans le monde entier,en témoigne la 
violence policière croissante dont il a besoin pour continuer d’exister. 
Les chiens sont de plus en plus autorisés à agir de manière 
incontrôlable, que ce soit pour réprimer une manifestation ou pour 
traiter avec quelqu’un qui s’inscrit dans le « bien commun » de la 
société.

La police et les gardes privés ne sont pas des travailleur·euse·s, ils 
ont choisi de gagner leur vie en défendant l’ordre actuel, certains 
affirment être qu’ils ont accepté ce travail par nécessité économique, 
mais avoir besoin d’un chèque en fin de mois n’est pas une excuse pour 
attaquer les manifestant·e·s, expulser des familles ou assassiner des 
gens. Ceux qui vendent leur conscience sont des ennemis potentiels de 
n’importe qui, si quelqu’un les paie assez pour ça. Il ne s’agit pas de 
quelques pommes pourries, puisque ces actions font partie de la nature 
de l’institution à laquelle elles appartiennent.

Vous souvenez-vous de l’histoire de l’homme qui, tourmenté par les 
puces, réussit à en attraper une entre ses doigts ? Il l’examine 
longuement avant de le remettre sur son cou, là où il l’a prise. Ses 
ami·e·s, interloqué·e·s, lui demandent pourquoi il fait ça. « Ce n’était 
pas celle qui me mordait », explique-t-il.

Dans les rues de Minneapolis ou du Chili, des quartiers populaires en 
France ou ailleurs, la police tue de sang froid. Osons revendiquer 
l’abolition de la police, ce bras armé des régimes ultra libéraux 
aveuglés par leurs penchants autoritaires.

SINR 44

Liens :
Affaire Francisco Martinez :
https://www.telesurenglish.net/news/Killing-of-Street-Artist-by-Chilean-Police-Unleash-Protests-20210206-0002.html
https://www.telesurenglish.net/news/Chiles-Military-Police-Attacks-Funeral-of-Its-Victim-20210208-0018.html
Affaire Camilo Miyaki :
https://www.anarchistfederation.net/chile-police-station-in-santiago-attacked-with-molotovs/
Affaire Jose Maureira :
https://www.cnnchile.com/pais/estudiante-agresion-sexual-carabineros-jefe-amenazo-desconectar-camaras-matarme_20191026/
Affaire Jaime Veizaga :
https://www.latribuna.cl/noticias/2021/02/11/juzgado-amplio-detencion-contra-carabineros-por-presunta-responsabilidad-en-muerte-de-ciudadano-boliviano.html
Affaire Emilia Milen Herrera :
https://www.npla.de/thema/allgemein/otra-muerte-en-el-wallmapu-asesinan-a-activista-trans/

Autres liens :
https://www.strategic-culture.org/news/2021/02/20/the-need-for-accountability-over-impunity-in-chile/
https://boinaacrata.wordpress.com/2021/02/10/siete-mitos-sobre-la-policia/#more-255


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